Est-ce que je vais aimer mon enfant ?
Un deuxième enfant, vais-je l'aimer aussi ?
Est-ce que ce sera pareil ?
Est-ce que je vais moins aimer mon premier enfant ?
Et si j'en ai trois ?
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Quel parent ne s'est pas posé ce genre de questions ?
J'avais envie de vous raconter mon histoire pour montrer que oui, on aime tous nos enfants mais qu'il est bien difficile de dire qu'on les aime de la même manière.
Quand j'étais enceinte de ma deuxième, je me disais, après l'avoir lu dans les livres, vu dans les films, entendu dans la famille : mon cœur va juste s'agrandir pour aimer d'avantage. Je pensais alors que la façon dont j'aimais ma première serait identique pour ma deuxième. Cela m'a beaucoup déstabilisé les premiers temps car j'ai constaté que non.
Aujourd'hui, je dirais que je vis des histoires d'amour unique avec chacun de mes enfants et qu'ensemble nous partageons des valeurs familiales mais non, je ne les aime pas pareil.
L'histoire de Mistinguette
Je voulais être maman, c'était une évidence depuis l'enfance. Je ne me suis pas posée de questions quand à l'amour que je lui porterai. J'allais l'aimer c'était sûr.
Sauf qu'à son arrivée, c'était complètement fou. Je ne l'aimais pas simplement, j'en étais dingue. J'ai eu un coup de foudre. J'étais submergée d'amour et je débordais. J'avais l'impression qu'il y en avait trop pour nous deux. J'allais étouffer et L'étouffer.
Pour l'aimer plus sereinement, j'avais besoin que l'on soit une grande famille. L'idée du deuxième bébé est arrivée.
Pour faire simple, depuis, je l'aime comme une évidence, peut-être trop acquise et qui me blesse si elle me tourne le dos. Mais, il y a quelque chose entre nous, un pas vers elle, elle m'ouvre les bras. Un pas vers moi, je lui ouvre les bras. On partage beaucoup et on discute de tout, sans tabou. J'aime sa personnalité qui ressemble parfois étrangement à celle de son papa.
L'histoire de Poucinette
Je me suis vite demandée si j'allais pouvoir l'aimer aussi fortement que j'aimais Mistinguette. Tout s'est un peu mélangé pour moi car j'ai cru la perdre. Il y a eu beaucoup de choses et la grossesse fut longue et pénible, j'avais peur tout simplement.
Quand elle est arrivée, si petite, si minuscule. J'avais peur. Elle a grandit et dès ses premiers pas, on lui courait après, j'avais peur. Jamais dans la même pièce, jamais portée ni câline, elle faisait sa vie comme elle disait quand elle était riquiqui. Elle se sauvait, tout le temps. Je l'ai perdu, une fois, j'ai eu tellement peur.
Il m'a fallu du temps pour que l'on s'apprivoise, que je la comprenne et parfois encore ça peut être compliqué. Mon problème est que la peur est toujours présente. J'ai su très vite que j'aurais peur pour elle toute ma vie. Il faudrait que je me soigne car ça ne l'aidera pas. Je fais des efforts mais on sait combien une peur peut-être envahissante.
Pourtant... je l'aime à en crever. Je passe un temps infini à la regarder. Je la surnomme ma Ultra-rare car des enfants comme elle, il y en a peu. Je ne lui montre certainement pas assez combien je tiens à elle mais je fais/ferais tout pour elle. Décrocher une lune, déplacer une montagne, traverser la mer... pas de problème.
L'histoire de Craquinette
Ma dernière fille. C'est extrêmement bizarre mais l'accouchement à effacer la grossesse. Je ne me souviens plus dans quel état d'esprit j'étais. Est-ce que je me suis posée des questions, je ne sais plus. Tout ce que je sais, c'est qu'elle est arrivée dans des conditions difficiles et ayant cru qu'on ne survivrait pas toutes les deux, il y a quelque chose. Comme un cordon ombilical impossible à casser.
Aujourd'hui, elle a 6 ans (et demi) et elle est tellement câline, elle me dit tellement "je t'aime"... Je sais qu'elle grandit mais je crois qu'on s'aimera toujours comme cela.
Ce que j'aime aussi plus que tout avec elle, c'est que, malgré son jeune âge, elle a toujours été très à l'écoute de ce que je ressens et j'ai toujours fait attention à avoir un regard pour elle. C'est une connexion sans limite entre nous.
Je crois que nous allons partager beaucoup de choses.
L'histoire de Choupinet
Mon petit dernier. J'ai mis tellement de temps à accepter l'idée que ce serait un garçon. Je ne me voyais pas avec un petit gars, j'allais être maman de quatre filles, c'était écrit comme ça. Il m'a fallu du temps, beaucoup trop de temps...
Je m'étais imaginée que j'allais tomber amoureuse de lui que le jour de l'accouchement. Encore une idée comme ça, dans un coin de ma tête. Je n'arrivais pas à le visualiser du coup je pensais que tout se passerait le jour J.
Sauf que le jour J, oui, je l'ai trouvé beau, vraiment très, très beau mais il y avait un petit couac. Le coup de foudre, il est où ? Pas là ?
Je le regardais et je me disais : "mais c'est pas possible ?! Il ne peut pas être là ?!" Avec le confinement, on était isolé. Il y avait lui et moi mais pourtant quelque chose clochait. Un jour, en balade avec ma mère, je lui dit : "c'est bizarre, j'ai l'impression que je vais me réveiller et qu'il ne sera plus là" et elle m'a répondu cette phrase toute simple : "c'est parce que tu es contente".
C'est rentré dans mon cœur comme une petite clé qui a ouvert un cadenas et mon amour a explosé. Oui, bien sûr. Je l'aime mais comme une dingue !
J'aime mes 4 enfants bien plus fort que ce que je pouvais imaginer Pourtant tout est si différent Pourtant pour chacun c'est tellement fort ! |


Je suis exactement comme toi, j’aime mes deux garçons, je donnerais ma vie pour eux, mais l’amour n’est pas le même. Je pense que c’est lié à leur personnalité, notre amour ne se communique pas pareil. Peut-être aussi leur place dans la fratrie... Je les aime autant, mais pas de la même façon.
RépondreSupprimeron est tout à fait d'accord, il y a beaucoup de choses qui rentre en compte c'est sûr
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