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mardi 16 mai 2023

Blog en pause pour une durée indéterminée ...

Coucou à tous,

Il y a plus d'une semaine, à la fin de ma récap, je vous faisais part de mon envie de stopper ce blog. Après vos réactions (aucune lol) je me dis qu'il est temps de tourner la page. 

Depuis quelques mois, je me remets beaucoup en questions et je prends de nouvelles décisions dans ma vie. Je me dis qu'il faut laisser la place à d'autres projets, se renouveler, se créer d'autres chemins… Je n'avais pas pensé particulièrement à arrêter de blogguer mais je pense que ce sera une bonne chose. 

Je continue évidemment le blog La bibliothèque de Mathy et il n'est pas impossible que des articles que je faisais ici se retrouve là bas au fil du temps ^^

J'ai ouvert ce blog le 21.05.2014. A quelques jours près, j'allais fêter mes 9 ans. 9 ans, c'est une belle histoire. C'est aussi 1069 articles. C'est aussi 462706 vues. Une moyenne de 1513 lecteurs chaque mois. L'article qui a le plus été lu et qui date de 2016 : notre chasse au trésor pour Walt Disney. Mes articles étaient lus principalement par les Français mais aussi par les Américains et les Canadiens. 

Ce fut une belle histoire, des échanges incroyables et des opportunités dingues que je garde précieusement dans mes souvenirs.

Je dois avouer que, comme toute histoire qui se termine, je me demande si ça ne va pas trop me manquer. Si je ne vais pas revenir l'air de rien pour un article ou deux. Mais je garde à l'esprit que j'ai toujours bien assez de choses à faire et on pourra se croiser sur Insta. Je vous invite à nous suivre là bas si ce n'est pas déjà fait : mon compte Instagram.

Moi qui disait en début d'année qu'il n'y avait pas de gros projets, de gros changements à venir… Comme quoi, la vie est pleine de surprise.

Allez, il est temps de vous dire au revoir. Merci mille fois d'avoir toujours été là, de m'avoir permis de vivre tout ça, de pouvoir me lâcher par écrit, merci. 

Mathilde

mardi 14 mars 2023

Et si on inversait la tendance ? [Et si on parlait...]

Vous le savez maintenant, je prends parfois le temps d'écrire mes pensées et mes réflexions. (précédent article ici) D'ailleurs je vous le conseille vivement que ce soit en version public comme ici ou en version privé dans un joli carnet (oui le fait qu'il soit joli à son importance ^^). C'est important d'écrire et pour plusieurs raisons mais on en reparlera à l'occasion.

Aujourd'hui, je vous fais part de ma réflexion. 

Vous le savez, on demande souvent la performance pour obtenir la récompense. On dit qu'il faut d'abord travailler pour pouvoir se reposer. J'entends aussi qu'on doit tout donner, pour se concrétiser. Mais, et si on décidait que l'inverse serait plus constructif ? Si la récompense pouvait amener la performance, s'il fallait se reposer pour aller travailler, si on se concrétisait pour mieux donner.

J'aime cette idée. 

J'entends souvent les femmes être débordées par leur vie actuelle. Trop de travail, trop de ménage, trop de cuisine, trop de devoirs, trop, trop et trop. Elles semblent épuisées. Elles se plaignent de manquer de temps et s'oublient trop souvent. J'ai moi même râlé ce matin que je n'avais pas fait mes ongles depuis 4 jours (j'ai le vernis en souffrance, c'est dégueu, ça fait moche, ça me soule…) et je suis là à dire : tu te rends compte, je n'ai même pas le temps de faire mes ongles !?!

Elles se comparent à leurs maris. Eux, ils rentrent du travail et leur journée s'arrête. Bye bye la charge mentale. J'entends déjà que ça râle au fond de la salle - les hommes - s'occupent plus de la maison qu'à une certaine époque. Je suis bien d'accord mais j'attends le jour où un homme dira : "pff je suis débordé au boulot, j'ai le linge en retard, je crois que j'ai oublié de brosser les dents du petit dernier depuis trois jours et le frigo est vide, faut que je fasse les courses" Alors oui, j'ai déjà entendu : je suis débordé au travail. Mais on attend la suite…

Mais, on ne va pas refaire le monde aujourd'hui. Petit pas par petit pas, un jour viendra. On doit s'occuper de nous, les femmes.

En voyant une amie qui n'a pas dormi depuis bien longtemps, je me suis dit qu'elle devrait prendre du temps pour elle, que c'était sûr ça lui ferait du bien et que si elle, elle va bien, le reste va couler de source. Mais, ce n'est pas un automatisme. On a appris à faire avant de s'occuper de soi. A mon sens, c'est une erreur.

Imaginez. 

Si, sur notre liste de choses à faire, la priorité était de s'octroyer du temps. Le numéro 1. La chose essentiel. Elle n'est pas obligé de prendre du temps. ça peut être 15 à 30 minutes. Mais ces minutes sont à nous et rien qu'à nous.

Je suis convaincue que si, avant d'attaquer le travail, le ménage, la cuisine, la gestion des enfants… on prenait ce temps, la vie serait différente.

Vous vous souvenez de la miracle Morning (article ici) j'avais adoré cette expérience mais au fil du temps, j'ai perdu ce temps. J'ai plus de mal à me réveiller et je traîne au lit. J'espère tout de même reprendre prochainement. Mais, j'ai essayé d'autres choses. 

Comme beaucoup de parents, la fin de journée est un marathon épuisant. Une fois par semaine, je me prends un temps de quelques minutes en m'offrant une boisson - en ce moment c'est le coca zéro. C'est peut être simple mais ça marche. Je me pose en plein rush. Juste avant le repas. Une sorte d'apéro perso. Puis je reprends : le repas, l'histoire du soir et le brossage de dents dans de bonnes conditions. Je suis moins tendue et moins épuisée. 

Donc voilà ma réflexion du jour. Peut être y pensez vous déjà, avez-vous déjà cette habitude (si c'est le cas, on n'hésite pas à filer ses astuces et ses idées) Et si vous croulez sous la charge mentale, pensez y. 

Prenez du temps pour VOUS !


 (moi aussi je suis elles) 

mardi 7 février 2023

Harcèlement scolaire : et si on devait changer plus de choses ? [Et si on parlait...]

Je me suis fait une réflexion ces derniers jours et en en parlant avec Chéri, il m'a demandé si j'allais la garder pour moi. Je me suis dit qu'il avait raison et que je devais en faire quelque chose. 

Je vais donc essayer de poser mes mots ici et je verrais plus tard si je peux l'amener d'une autre manière.

Je vous explique le départ de ma réflexion. 

Nous avons été voir le dernier Astérix au cinéma. Nous en sommes ressorti conquis. On a ri et on a trouvé que l'histoire fonctionnait parfaitement avec l'univers du gaulois. Pour une création originale - les autres films sont inspirés des bandes dessinée, on a trouvé l'ensemble vraiment très bien et pour la première fois depuis longtemps, on avait envie de le revoir de suite.

Vu en avant première, on savait que les critiques et les avis allaient arriver quelques jours plus tard et on s'est demandé comment le public allait réagir. On sait que tout le monde a son avis et qu'obligatoirement, beaucoup de personnes n'allaient pas aimer ou du moins pas autant que nous, que moi. 

Sauf que je découvre les gros titres de la presse et les critiques des internautes : ratage industriel, médiocrité incroyable, foutage de gueule, honte, décevant… 

Je ne vais pas m'étaler sur mon avis sur le film et le pourquoi je suis d'accord ou pas d'accord avec tout ce qui peut être dit car là n'est pas le sujet du jour. 

Mais quelque chose travaille en moi et je n'arrive pas tout de suite à mettre le doigt dessus. Je sais qu'il y a un truc qui me dérange. Et là d'un coup ça me saute aux yeux.

En France, on parle de liberté d'expression et les journalistes s'en donnent à cœur joie mais où est passé la politesse ? La bienveillance ? La critique constructive ?

Regardez les gros titres des journaux comme Télérama, Libération, 20 minutes, Le Parisien sur le sujet. En quoi leur critique est constructive pour la production du film ? C'est un lynchage en règle et là la société me saute aux yeux.

Que ce soit pour un film, un livre, un restaurant, un projet, un jeu, … on est "libre" de dire ce que l'on veut. Même côté politique si on regarde un débat, ne sont-ils pas en train d'essayer de s'écraser les uns, les autres ?

Et là je me demande… Comment les enfants peuvent ils apprendre à bien se comporter dans la société qu'est la notre ?

Comment résoudre ce problème qu'est le harcèlement scolaire quand on voit comment les adultes se comportent ?

Ne serait-il pas possible de donner son avis avec bienveillance ?

Vous le savez, j'ai un second blog où je parle de lecture. Je critique donc chacune de mes lectures. Je ne pense pas avoir manqué de respect à qui que ce soit dans mes propos car je respecte la personne qui crée. Derrière chaque réalisation, il y a quelqu'un qui a mis son cœur à l'ouvrage ou du moins qui a voulu faire quelque chose. Pourquoi, parce que moi je n'aime pas, j'irai dire que "c'est de la m****" ? 

On apprend aux enfants à dire : je n'aime pas et non : c'est pas bon. L'oublierions nous adulte ?

Quand je n'aime pas, j'ai deux choix devant moi et qui me paraissent logique. La première : je n'en parle pas et je garde mon avis pour mon cercle privé ou même juste pour moi. La deuxième : je vois des choses qui méritent attention, je vais prendre le temps de présenter le livre. Par respect déjà pour les personnes qui me l'ont envoyé et parce que je me dis que ça peut plaire à d'autres.

Imaginez que la critique est pris trop violemment par Guillaume Canet pour son film (ce qui serait normal et humain), ce dernier sombre et finit par se suicider. Les journalistes seraient punis ? Où doit s'arrêter le droit à la liberté d'expression ?

ici, on parle de Guillaume Canet mais si je transpose avec un élève. Ce dernier présente un exposé à la classe. Le professeur demande l'avis aux autres élèves après la séance et on entend : décevant, honteux, long, ennuyeux… Le professeur prendrait rapidement le relais en expliquant pourquoi on ne peut pas dire ce genre de chose ou comment mettre les formes pour donner son avis.

Alors, oui, je suis persuadée que si le monde du média changeait, beaucoup de choses iraient mieux.

Je vous laisse avec ma réflexion et n'hésitez pas à donner votre avis (avec respect ^^) 


mardi 24 janvier 2023

Conversations en famille : le jeu qui renforce le lien familial [Oh Happy Games]

 Aujourd'hui, on va s'amuser en famille avec ce nouveau jeu appelé :

CONVERSATIONS

plus de 200 questions pour renforcer votre lien familial


Il y a 3 types de questions à l'intérieur : 

  • Parents : les parents répondent
  • Enfants : les enfants répondent
  • Famille : toute la famille répond


Les questions sont variées et abordent un grand nombre de thème. 


Voici quelques exemples : 




Notre avis : ce n'est pas un jeu à proprement parlé. Il n'y a ni règle, ni points, ni gagnant, ni perdant. Le but est vraiment de permettre un échange. On est très adepte de ce genre de jeu dans notre famille. On jouait à se poser des questions avant même d'avoir des enfants. C'est la manière idéale d'apprendre à se connaître, à accepter l'autre dans sa différence, à se respecter et aussi à s'amuser ! Certaines questions se survolent, d'autres lancent de vrais conversations. 

J'ai déjà parlé de ces jeux autour de moi et je vois bien que peu de famille ont le réflexe ou même l'idée de se poser des questions entre eux. On remarque également le manque d'harmonie entre eux. Je trouve ça dommage et je me dis que si j'étais enseignante, je proposerai ça comme devoirs du soir. Répondre à 3 questions en famille. Au début, certains seraient réticent ou me prendraient pour une dingo mais finalement, c'est comme tout, ils prendraient goût. Des fois, en discutant, je demande les points de vue des enfants au parent : que pense ton enfant de ça ou de ça ? Je ne veux pas piéger, je suis réellement intéressée mais quand je vois le désarroi dans lequel se trouve le parent, je suis gênée. Gênée de l'avoir mis dans l'embarras mais aussi gênée de voir une relation sans échange entre l'adulte et l'enfant. 

Parfois, il est plus facile de connaître son enfant quand il est encore petit. Ce dernier communiquant beaucoup. Mais quand pointe l'adolescence, les goûts et les pensées évoluent (à tout âge d'ailleurs) mais on verbalise moins ou on ne pense pas à aborder certains sujets. Grâce à ce jeu, on continue de prendre soin les uns des autres et à se découvrir et redécouvrir. 

La boite est solide et de petite taille, je la mets de côté pour cet été - oui c'est loin mais j'aime bien mettre un jeu de style pour la route. Si on voyage avant, je n'hésiterai pas évidemment ! 

Chez Oh happy games, nous avons aussi : Connais tu vraiment ta famille ?



* jeu offert, merci beaucoup !

En promo en ce moment 👇

mardi 10 janvier 2023

Objectifs pour 2023

Aujourd'hui, je me plie aux exercices de début d'année : 

les bonnes résolutions

 (ou les objectifs)

J'allais vous dire que cette fois, ça allait être différent mais finalement je ne crois pas.

Je suis de celle qui aime le renouveau : j'adore me lever car une nouvelle journée apporte plein de surprises, j'adore le lundi car il est prometteur, j'adore septembre qui signe la rentrée, j'adore janvier qui annonce la nouvelle année. J'aime autant le renouveau que j'aime les moments qui amènent les bilans : une fin de journée, une fin de semaine, une fin d'année mais aussi une fin d'été ou une fête d'anniversaire. J'ai beaucoup de plaisir à me projeter et autant à comptabiliser les petits bonheurs passés (j'efface le négatif)

Pour cette année, j'ai récupéré mes listes qui trainaient à droite à gauche : sur un carnet, dans un classeur, sur le calendrier, sur un post-it… c'est fou comme j'en mets partout. J'ai tout mis dans un fichier Excel et j'ai essayé de voir les priorités ou les choses qui sont là depuis trop longtemps. A peine fait, j'avais validé 5 choses, comme quoi…

Je me donne l'objectif de venir y piocher des idées par quinzaine. Pas trop, ni pas assez. Et qui me motive. Je voudrais épurer un maximum. Sachant que j'ai catégorisé entre ce que je dois faire pour la maison, pour mes enfants, pour notre famille, pour moi. Ce que je dois acheter, ce que je dois organiser, ce que je ne vois pas encore comment les réaliser. Et puis la partie créative : ce que j'ai en cours, ce que j'aime changer régulièrement, ce que je n'ai encore jamais fait.

Il n'y a pas d'énorme projet pour 2023 à part essayer d'équilibrer notre vie de famille. On est passé par une année difficile avec un papa très pris par son travail et une maman qui a déraillé. On s'est un peu perdu et il est temps que notre rythme s'apaise. Mais sans nouveau gros projet, sans déménagement, sans bébé en bas âge… on est sur la bonne voie ^^

Enfin, même si je dis ça, on a quand même notre Mistinguette qui va faire son premier stage, son premier gros voyage scolaire, passer son brevet, passer son permis, rentrer au lycée. Poucinette qui va passer en troisième, qui va nous embarquer dans une tonne de convention, qui a un dossier MDPH à suivre. Craquinette qui rentrera en CM2 et fêtera ses 10 ans. Chipounet qui fêtera ses 3 ans, devra être propre, passera dans un grand lit, rentrera à l'école. Mais à part ça, rien. lol

Concernant notre maison, on est sur la fin des travaux de façade et on attend avec impatience que tout redevienne propre et qu'on puisse à nouveau rentrer les voitures, c'est bête mais ça joue aussi sur le moral et sur le couple les gros travaux. Après ça, nous nous sentirons déjà mieux et j'ai déjà choisi les petits travaux à venir. Des choses simples, à petit budget mais qui feront avancer notre nid douillet.

Pour mon organisation personnelle : j'ai mis à jour mes enveloppes budgétaires. L'année dernière a encore été une bonne année mais j'ai cerné les périodes plus difficiles et donc j'ai revu les budgets et les économies à faire. J'ai hâte de voir la fin du mois si mon nouveau fonctionnement me convient. En parlant de ça, je continue le challenge de faire du vide dans la maison et je vais faire une cagnotte avec l'argent que nous réussiront à récolter, peut être pourrons nous nous payer un beau voyage en famille.

Si je devais choisir quelques petites choses qui me tiennent à cœur pour cette année : 

  • la reprise du restaurant par mois en amoureux
  • aller plus souvent au cinéma, au théâtre, à la piscine, …
  • prendre du temps pour soi
  • tester les nombreuses choses qu'on voulait déjà faire avant

Voici mes objectifs pour cette année 2023, j'espère que vous vous ferez plaisir de votre côté et que vous ne vous oublierez pas. 

Pour le blog : RDV le mardi et le dimanche comme d'habitude ;) 

A bientôt !

*page de mon bullet de cette année

vendredi 23 décembre 2022

Blog en vacances !

Bonsoir tout le monde,

Comme pour mon blog La bibliothèque de Mathy,  je clôture mon année par ce petit mot. Le blog sera en vacances jusqu'au 8 janvier où je vous ferais une petite récap' de nos dernières semaines.

J'ai hâte de quitter mon ordinateur pour vivre pleinement ces moments en famille mais j'aurais hâte aussi de vous retrouver avec mes bonnes résolutions habituelles !

Prenez soin de vous, à fond, c'est LA priorité.

La seconde chose : donnez de l'amour au maximum à ceux qui vous entoure.

Le monde sera meilleur.

Bonnes fêtes de fin d'année !

Mathilde



mardi 27 septembre 2022

Ma poucinette une enfant étonnante : 13 ans aujourd'hui [Et si on parlait...]

 ça y est, on y est ! 13 ans pour ma Poucinette. Comme pour beaucoup d'anniversaire, je n'arrive pas à me rendre compte que le temps passe et cette année n'est pas symbolique en soi pour moi. Je trouve qu'on est dans une forme de routine entre deux âges charnières.

Quand ton enfant rentre en 6ème, c'est quelque chose, quand il rentre en 3ème, c'est pareil. Mais la 5ème et la 4ème, c'est juste dans la continuité logique, c'est tout.

Mais si je me pose quelques minutes, c'est aussi un âge important et il y a beaucoup de choses qui se bousculent dans leur vie. 

Pour laisser une petite trace, je vais vous parler de ma Poucinette mais par respect pour elle, je ne dévoilerai pas toute la magnifique personne qu'elle est. (ça la gênerait j'en suis certaine).

Pour ce qui est de sa scolarité - on va commencer par là, vous savez que nous avons monté et déposé un dossier MDPH (article ici). Du coup, depuis la semaine dernière, une AESH est mise à sa disposition. J'ai rendez-vous aujourd'hui même pour faire le point avec l'équipe pédagogique. 

De ce côté, le fait de la laisser gérer sa scolarité "seule" lui donne confiance en elle. L'arrêt des rdv extérieur lui sont bénéfiques et elle arrive à trouver le moyen de toujours s'en sortir. Avec aucune aide l'année dernière, elle a fini avec 10 de moyenne. Nous avons été extrêmement surpris et fière d'elle. On sent toujours sa volonté de faire mieux et de se surpasser. Vu ses difficultés, je ne peux qu'être admirative. Imaginez simplement qu'on vous demande quelque chose de physiquement impossible pour vous pendant plusieurs années, auriez-vous la même volonté ? 

Je suis maintenant persuadée que ma confiance en elle et sa confiance à elle seront la clé de sa réussite et de son épanouissement.

Pour ce qui est de sa personnalité, nous avons une enfant sensible mais qui se cache beaucoup. Autant sa petite sœur ou moi-même extériorisons et verbalisons nos émotions, autant elle a besoin de ne rien montrer et d'en parler plus tard - voir beaucoup plus tard. 

Elle a un peu de mal avec ce qui se passe dans le monde - ce qui est normal et acceptable pour des milliers de personnes sur terre et je sais que ça ira mieux quand elle sera plus grande. Je ne peux qu'être à son écoute et l'aider à positiver.

Elle est de ce fait beaucoup dans son téléphone. Difficile d'être derrière leur dos et de leur demander de couper, elle profite généralement pour le garder plus que de raisons. Mais pour d'autres raisons, je sais qu'elle a besoin de passer par là pour accepter plus facilement le monde dans lequel nous vivons. Elle s'y exprime en créant des vidéos et je vois une forme de travail et d'expression que je ne peux lui enlever. Elle vient régulièrement me parler et ne rechigne jamais pour les sorties en famille. 

Elle a également des périodes où elle a besoin de beaucoup sortir : faire du vélo, de la trottinette, se défouler dans le trampo. Je suis rassurée de la voir sortir de sa tanière dans ces cas là ^^

Elle a des amies et organisent des soirées pyjama ou sorties avec ces dernières à un bon rythme. Ce n'est pas trop, ni pas assez. 

Elle s'est mise à la cuisine. Ce n'est généralement que pour faire la même recette mais elle se débrouille, c'est là le principal.

Elle s'est remise à lire et elle dévore, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps.

On a commencé à la laisser gérer son frère toute seule et elle semble se débrouiller et surtout se responsabiliser de plus en plus. 

J'en parlerai plus tard, quand elle aura fait son chemin mais elle se questionne beaucoup sur sa personne. Elle ne sait pas vraiment à quel genre elle appartient. Depuis longtemps, ce sujet revient. Elle sait que nous ne voulons que son bonheur et peu importe qui elle sera. Mais du coup, elle semble parfois agacée de se lever un matin et d'être différente de la veille. Personnellement, je ne me pose aucune question. Parfois, elle ressemble à un garçon, parfois elle est très féminine. ça ne m'affecte pas, la seule chose c'est qu'elle se sente bien.

Depuis 2 mois, elle a une petite amie. Cette dernière semble formidable et je lui souhaite une jolie histoire. Pour moi, c'est sa première vraie histoire d'amour. Il y a des choses qui ne trompent pas ^^ Je ne me pose pas non plus de questions. Elles vont vraiment bien ensembles et elles sont heureuses.

C'est tout ce qu'on souhaite pour nos enfants, non ?


Si un jour tu passes par là :

Joyeux 13 ans ma Poucinette d'amour,

n'oublies jamais que tu es mon ultra rare

 je t'aime tellement 

mardi 13 septembre 2022

A coeur ouvert... et développement personnel

 Je viens de lire l'article sur le développement personnel : une épreuve pour le couple chez Les Fabuleuses au foyer 

J'allais les remercier (je vais le faire après l'écriture de cet article) quand je me suis fait la réflexion qu'il serait bon de poser des mots sur mes ressentis de rentrée.

Je suis en pleine remise en question, je me cherche et je me sens perdue à la fois. Je dois avouer que j'ai même envisagé de quitter le navire. 

Mais, en en discutant avec ma sœur, elle me révèle ne pas être étonnée de mon chamboulement émotionnelle et me parle d'un cycle chez moi. Je m'étonne mais réalise. Elle a raison. C'est une période de l'année où j'ai un besoin intense d'amour, de projet et de me retrouver. On a constaté que c'était redondant. Donc parfois, je me remets en question, une autre fois je prends un animal (je vous laisse imaginer la ménagerie), une année je me lance un défi (ça, ça va en général) mais il y a forcément quelque chose. Suis-je bizarre ?

ça va être tordu mais en constatant ne pas être seule, je me suis posée la question : ne suivons nous pas les saisons ? Le printemps : on est amoureuse, on aime prendre du temps avec les enfants, on regarde la nature s'éveiller. L'été : c'est le rush : on veut profiter un maximum, tant pis si on s'oublie et puis on ne s'oublie pas vraiment puisqu'on a lu les 15 livres qui trainaient sur la table de chevet. Puis vient l'automne : un ralentissement des grosses journées, un rythme à prendre et d'un coup on se tourne : les enfants partent avec le cartable et le mari est pris dans ses projets. On est là, seule face à nous même et on se sent vide. Notre corps se dit qu'il faut préparer l'hibernation et la maison a besoin de se refaire une beauté avant de fermer les volets. Mais la solitude liée aux arbres qui se dénudent, je cherche en vain l'amour alors que tout le monde est occupé. Peut-être est-ce parce que je n'ai pas pensé à m'aimer ?

Heureusement, j'utilise mes mots et mes émotions pour avancer. Bien que ce soit épuisant (et je n'imagine même pas pour Chéri qui est d'une grande patience avec moi), je sais que ça fait partie de moi. Mon hypersensibilité m'oblige à raisonner, à trouver des réponses, à remettre en cause. Je suis tellement happée par ce qui m'entoure que je me perds à vitesse folle.

Mais, restons positive, j'ai la sensation d'avoir découvert encore une part de moi, un peu relou certes mais elle est là et je dois me rendre compte que cette année ce n'est pas le plus dur. Alors ce serait sympa de ne pas tant anticiper (un autre défaut qui peut s'avérer usant). Je dois me recentrer et effectivement profiter de ma grande qui vit sa dernière année au collège et mon petit dernier qui est à la maison pour encore quelques temps. 

Mon mari rigole mais il n'a pas tord quand il dit se préparer à prendre plusieurs jours de congés pour la rentrée prochaine. Qui sait comment je vais la vivre ?

Je me sais pas malheureuse, je me sais chanceuse mais la vie oblige parfois à perdre du temps pour mieux vivre les jours suivants.

Alors, pour en revenir à l'article des Fabuleuses, oui et tellement oui. Je remets tellement ma personne en cause que ça joue sur le couple. Je change d'un coup ma petite personne et il faut le dire, un matin comme ça, sans prévenir et je clame : je fais attention à ce que je mange, au revoir le saucisson, les chips et le fromage, plus jamais, ah et puis je me mets à courir, je vais aussi changer de coupe de cheveux, je vais boire un verre d'alcool (ceux qui me connaissent : no panic ! c'était juste comme ça et j'ai même réfléchi à un tatouage - ne flippez pas), je me demande si je ne vais pas ouvrir une boutique en ligne, ce serait bien que je change de look … Bref, allez composer avec ça. Mon mari assis sur le canapé me regarde, ne dis rien, accepte tout et pourtant au fond de lui il se demande ce qui peut bien me prendre. Jusqu'au matin où malgré les efforts, on a l'impression d'être pas si heureuse que ça finalement. Pardon à mon mari. Les émotions des femmes tout ça ^^ 

C'est un article écrit à cœur ouvert (avec toujours la trouille immense face à vos retours) mais j'ai ce besoin pour pouvoir avancer de placer mes mots.

Après quelques semaines assez dur pour mon petit moral, j'entrevois le bonheur qui est en moi et je vais me laisser porter pour me retrouver. Je ne dois pas être bien loin…

mardi 28 juin 2022

Je me suis trompée sur les ados [Réflexion du jour]

 J'ai eu une révélation sur les ados et je voulais vous en faire part. Elle aura certainement besoin d'être plus réfléchi, d'y revenir et de revoir le tout mais je me lance avec mes premières impressions. 

J'ai lu Opération survie au collège des éditions Jungle (article ici) et en résumant le fait que le personnage principal doive jongler entre une honte d'avoir repoussé un camarade, une amitié pleine de secret avec Maribella, un club de dessin où il faut trouver des idées, un cours de soutien en sciences, une guerre puérile entre club, un concours à gagner… et j'en passe. J'ai noté que c'était comme dans la vraie vie. 

Mais si j'ai trouvé ça réaliste, je me suis rendue compte que je n'avais pas idée de celles de mes filles. Actuellement 12 et bientôt 14 ans, je commence mon rôle de maman d'ado et je m'y perds parfois. D'ailleurs cette semaine, je n'en pouvais plus. 

Entre Poucinette complètement passionnée par l'univers des Cosplay et sa recherche d'identité qui la travaille énormément ; Mistinguette qui ne comprend pas pourquoi elle va devoir s'inscrire à une activité cet été et qui voudrait travailler mais sans contrainte, je dois avouer que j'ai fatigué. 

J'ai pensé, comme beaucoup de parents :

  • Nan mais vous ne faites rien de vos journées
  • Vous passez votre temps sur votre téléphone
  • Vous n'allez pas mourir pour quelques heures d'aide / sport par semaine

Bref on a eu des discutions bien sympa.

Nous avons également tenu le discours à deux : 

  • Tu ne trouves pas que nos enfants ont la belle vie ? 
  • Elles exagèrent en vrai ! 
  • On ne leur demande pas grand chose. 
  • Faut tout leur donner et en échange, on n'obtient pas grand chose.

Le pire, c'est que ça passe dans la conversation sans que ça me saute aux yeux. Mais je dois avouer que les choses se mettent en place doucement. Je ne peux pas continuer ainsi et ce n'est pas ma manière d'être, ni les valeurs que je veux pour mes filles.

Déjà, je pense qu'on minimise leur vie. On s'imagine que l'adolescence, à part un "bouleversement" hormonal et la transition enfant/adulte, il ne se passe pas grand chose. 

Mais comment peut-on tenir ce genre de discours ?

 Comment puis-je penser de cette manière ?

Parce que c'est la norme. Parce que TOUS les parents disent ça. Que ceux d'avant et ceux d'après tiennent ces propos. 

Non, hors de question.

L'adolescence est une période très compliquée que l'on ne voudrait pas revivre. Les changements corporels et l'enfance qui s'éloigne doucement mais surement, non merci. A ça, les moqueries des camarades - parfois - le regard des autres surtout, l'affirmation de sa personnalité bien qu'on se cherche chaque jour, les amitiés, les vraies, celles qui sont belles et celles qui font mal. Et l'amour ! On ne peut pas dire que les premiers amours sont de tout repos. Et j'allais oublié (pff) l'attente de tout le monde : réussir à l'école et trouver sa voie professionnelle ^^

Maintenant transposez avec notre vie adulte. C'est déjà compliqué quand :

  • tu as un changement dans ta vie que ce soit professionnel ou à la maison
  • tu peux t'embrouiller avec un abruti de voisin
  • tu as peur que la personne qui partage ta vie se détache de toi

Mais deux choses. Toi, tu es adulte donc tu vas relativiser ou verbaliser et dans tous les cas, tu vas gérer, tu le sais (les 3/4 du temps). Deuxième chose, tu ne vis pas tout en même temps (ou rarement, je sais il y a des périodes bizarres) 

Sauf que ton enfant, enfin ton ado, il a quoi derrière comme bagage ? 12, 13, 14 années de vie dont 4 à dépendre totalement de toi et 6 à grandir en découvrant le monde petit pas par petit pas. Puis d'un coup : allez hop ! On voudrait qu'il soit autonome et même complètement accompli.

Je me suis dit que je devais, par respect pour mes enfants, continuer d'être à leur écoute et avoir un minimum de compréhension pour la vie qu'ils sont en train de mener. Et j'ai élevé mes enfants en discutant avec eux. De la même manière que je discuterai avec un adulte. Je suis persuadée que c'est la solution pour qu'ils grandissent dans la meilleur des conditions. 

Mais bizarrement, j'ai trouvé ça évident dans leurs jeunes années et c'est comme ci d'un coup, je voulais leur imposer les choses. Leur donner des ordres parce qu'il faut qu'ils obéissent. Mais n'importe quoi, je veux une meilleure discussion avec elles et je dois m'adapter. 

Est-ce que j'aimerais qu'on débarque dans ma vie en me disant ce que je dois faire ? 

Ou aller ? Quelles responsabilités prendre ? 

NON

A la rigueur, si ces choses sont obligatoires, je voudrais qu'on m'en parle avec bienveillance, respect et en me proposant un échange, une vraie discussion. 


Je reviendrais certainement éclaircir mes idées plus tard 

les enfants continuent de grandir et moi avec



Pour comprendre ma façon de voir les choses, je ne peux que vous conseiller cette lecture : ici

mardi 21 juin 2022

Je choisis ma bataille : non à la douche ! [Et si on parlait]

- Tu as baissé les bras en fait ?

- Non, j'ai d'autres batailles à gagner.

Je discutais avec une amie sur l'hygiène des enfants et j'ai expliqué qu'ils ne se lavaient pas tous les jours et qu'il y a même une période où nous avons battu des records.

Après leur départ, la discussion est revenue dans ma tête et je me suis dit que j'avais certainement exagéré les faits et que j'avais dû passer pour une cradingue. 

Pour faire simple, j'ai expliqué que bébé n'était lavé qu'entre 2 et 3 fois par semaine, ma fille au même rythme et mes ados ont eu une période où il ne valait mieux pas compter et que ça avait changé depuis 1 an ou 2 avec des douches quotidiennes. Il y a des semaines - sans chaleur évidemment - où la douche n'arrivait que le week-end. 

J'ai vu les réactions. 

  • La maman : mais c'est possible ? J'aimerais bien parce que franchement v'là la prise de tête. 
  • Le papa : hors de question, c'est impensable. 

Dans la semaine qui a suivi, j'ai drôlement insisté pour la douche et j'ai fait attention à ce qu'ils aient les mains propres. Bizarrement, la culpabilité m'accompagnait et je m'en voulais d'avoir divulgué ces informations. J'avais même peur qu'on pense que mes enfants soient sales. Que nous étions une famille sale.

Le regard des autres.

Les jours ont passé et honnêtement la fin de journée épuisante, la gestion des enfants et puis ce beau temps qui fait qu'on a envie de les laisser plus longtemps dehors m'a rattrapé et ma culpabilité s'est envolée.

En ce moment, il fait très chaud donc ils suent, ils jouent dehors et rentrent noir. Pas de question à se poser : on file faire une petite douche. Mais je le sais, si le temps est doux, pourquoi se prendre la tête ? A 2 et 8 ans, on ne sent pas mauvais si on ne se lave pas tous les jours.

C'est un sujet délicat car très culpabilisant dans mon rôle de mère mais je me dis qu'en parler ici, me libérera comme j'ai pu l'être avec mes amis mais sans m'en vouloir derrière.

Après si vous n'avez jamais tenté, que vous voulez alléger votre charge mentale, gagner du temps sur la fin de journée, laisser vos enfants profiter quand ils sont dans leur période "j'ai pas envie", ne vous alarmez pas. Dîtes vous que vous faites des économies, que c'est bon pour la planète, bon pour la peau aussi (si, si c'est prouvé) et qu'en plus, à partir de l'adolescence, ça change carrément ! (là on tambourine derrière la porte pour qu'elle n'y passe pas des heures) 

Après avoir pas mal réfléchi à la question, je me suis répétée ça : quelle bataille je veux mener ? Est-ce que la douche est importante ? Est-ce qu'ils sauront être présentable et prendre soin d'eux si on zappe quelques douches pendant l'enfance ? 

Mes réponses me conviennent et j'ai d'autres batailles à mener


N'hésitez pas à donner votre avis sous l'article !

mardi 31 mai 2022

Ma façon de consommer est en train de changer [Et si on parlait]

Aujourd'hui, j'avais envie de revenir sur mon changement de consommation en place depuis plus d'un an maintenant. Il y a encore à faire mais le chemin parcouru tient déjà du miracle !

Pour commencer, il faut savoir que je suis ex-grosse-dépensière. Alors d'après d'autres récits, je n'étais pas "malade" non plus. J'ai vu des personnes s'endetter incroyablement. Je n'en étais pas à ce point mais disons que j'avais un découvert autorisé de 450€ et qu'il m'arrivait régulièrement d'avoir des agios car je le dépassais. 

J'étais de celle qui, chaque début de mois, se disait se serrait la ceinture, essayait de reboucher une partie du découvert, se freinait et devenait responsable. C'était en début de mois. Bien souvent, une dépense qui m'embêtait, mettait tout ça par terre. Et venait les : on a qu'une vie / oh et puis zut / on verra ça plus tard.

Chaque mois la même rengaine mais aussi ne pas pouvoir s'acheter ce que je veux vraiment. Bien souvent d'ailleurs acheter des bêtises plutôt que de l'utile. Acheter ce que j'ai déjà aussi comme de quoi faire des activités avec les enfants alors qu'on en a pour les 10 prochaines années. Bref, il était vraiment temps que ça cesse mais comment solutionner ?

Avec l'achat de la nouvelle maison, nous avons dû changer de banque et pour cela remettre mon compte à zéro. Chéri m'a prévenu que je n'aurai pas le choix. Nous avons des comptes séparés, il vaut mieux, vu ma façon de consommer. Il m'a proposé depuis très longtemps de renflouer mon compte et j'ai bêtement refusé pendant toutes ces années, voulant m'en sortir par moi-même. Ce qui était une riche idée vu l'état de mon compte 15 ans après. J'ai ressenti une certaine pression d'avoir mon compte à zéro pour la première fois depuis si longtemps et une partie de moi avait peur de retomber dans ce découvert. 

Comment éviter de surconsommer ? Comment changer sa façon d'acheter ? J'ai aussi remarqué que j'achetais en fonction de mes émotions. Si j'étais d'humeur joyeuse ou au contraire contrarié, j'avais tendance à dépenser deux fois plus. Le défi de gérer mon budget me semblait inatteignable.

Je ne sais plus comment le chemin s'est fait mais je savais que j'allais avoir mon nouveau compte bancaire, sans découvert, grâce à Chéri et j'ai certainement dû taper : comment gérer son budget sur Internet. Je me souviens trouver quelques astuces sur Pinterest mais rien de fou. Jusqu'au jour où je suis tombée sur les vidéos d'Ange Line. Cette jeune femme, il y a un an donc, présentait le système des enveloppes et j'ai scotché. Je suis retournée sur d'anciennes vidéos, j'ai cherché à bien comprendre le principe et je suis aussi allée voir ailleurs comment les autres géraient. 

J'ai vraiment accroché avec le principe et au bout de quelques jours, j'ai posé à plat mon budget. J'ai repris les trois derniers mois, j'ai fait une moyenne de mes dépenses, j'ai regardé où partait mon argent et j'ai noté ce que j'avais vraiment envie de changer. J'ai acheté des petits classeurs et des pochettes sur Aliexpress (il me semble avoir dépensé 10€ pour le tout) et j'ai mis en place ce système.


Le principe est de bien visualiser, ses charges, ses dépenses mensuelles inévitables et de prévoir son budget par semaine. Pour vous donner une idée, je vous invite vraiment à aller regarder la Youtubeuse, elle explique en vidéo et mieux que moi ^^

Ce que j'avais remarqué très rapidement dans les commentaires, c'était le nombre de personnes qui l'a remercié et disait être sortie du découvert grâce à elle et à la méthode. C'est un peu le principe quand on voit les recettes miracles et on est là à se dire mais bien sûr, je pense que c'est une arnaque. Mais là, pour moi, c'est un vrai miracle et je peux le dire après plus d'un an d'utilité.

Récemment, je vous ai parlé du livre Mieux gérer mon argent pour vivre mieux, je me demandais si j'allais trouver des choses en plus et j'étais sceptique. Pour moi, la méthode fonctionnait et j'avais compris. Mais comme quoi on continue d'apprendre. J'ai noté la façon de voir son budget de l'autrice et elle explique que gérer son argent peut être un jeu, une partie de plaisir dans la vie. J'ai trouvé intéressant cette approche et ça m'a donné envie de me relancer et de créer de belles pochettes avec ce que j'avais à la maison (0€ et elles sont toutes jolies)


J'ai de nouveau posé à plat mes dépenses, j'ai refait le point après tout ce temps et j'ai remarqué que je pouvais encore plus mettre de côté et j'ai vu aussi que je n'avais plus envie de certaines choses. J'ai donc refait mes enveloppes, plus raisonnablement. Moins de projet mais plus qui me tiennent à cœur. 


J'ai découvert aussi dans son livre la méthode budget zéro et j'ai adoré l'idée. Bien souvent, je laissais une partie sur mon compte, espérant la mettre de côté à la fin du mois mais généralement, elle n'y était plus. Maintenant, j'ai baissé mes besoins hebdomadaire et je mets de côté dès le début de mois. 

Je vous avais parlé de la méthode Marie Kondo que j'avais beaucoup aimé. J'avais un sacré vide en arrivant dans les Vosges et je m'étais sentie drôlement bien. L'arrivée de bébé, le confinement et le déménagement ont mis de côté tout ça et dans un sens j'avais accumulé encore. 

Je me suis donc relancée récemment et j'ai opté par ma bibliothèque. Sur le coup difficile de faire des choix puis très vite, l'envie de ne plus être encombrée, de faire de la place et de se donner un but m'a motivé. J'ai réussi à faire un gros tri et à enlever 400 livres de ma bibliothèque ! C'est assez radical mais il m'en reste encore 800, j'ai donc de quoi faire. J'ai mis au fur et à mesure sur Vinted (il m'en reste encore 2 cartons) et je me suis dit qu'il me faudrait 200€ pour refaire ma garde-robe qui n'a pas été renouvelé depuis l'arrivée de bébé au moins. Avec la vente de mes livres, j'ai réussi à obtenir ses 200€ mais aussi 100€ que j'ai pu mettre de côté au cas où. Et nous avons également fait une brocante où j'ai vendu des jeux de société, des livres, des babioles et nous avons partagé notre récolte, j'ai pu avoir une enveloppe de 100€ pour notre virée en camping-car. 

Je ne compte pas m'arrêter là. Je souhaite continuer à faire du vide à la maison, gérer mes enveloppes qui m'ont permis de ne plus jamais être à découvert et de pouvoir mettre de côté, de réaliser des achats qui me tiennent à cœur, de gâter mes proches et de pouvoir gérer si un coup dur arrive.

Je ne sais pas si cet article vous aidera, n'hésitez pas à me poser des questions s'il y a quelque chose que j'ai mal expliqué. Mais je tenais à partager mon parcours qui après plus de 15 ans à vivre avec un découvert tous les mois, en a fini avec tout ça et en plus arrive à mettre des sous de côté ! Voici les quelques euros que j'ai sauvé les mois précédent :

dimanche 29 mai 2022

Une fête des mères pour moi [Et si on parlait]

D'aussi loin que je me souvienne, j'avais envie de cette place. Avoir des enfants, être avec eux et m'émerveiller de les voir grandir.

Comme tout rêve, il y a eu des moments plus difficiles. 

Mon tout premier instant en tant que future mère était catastrophique. Le "père" s'est sauvé en courant (il était partant au début de l'histoire), ma patronne me promettait monts et merveilles si je gardais l'enfant (arrivée en pleurant au boulot, je m'étais confiée bêtement) et quelques temps après je souffrais sur un lit d'hôpital avec ma mère à mes côtés. Laissant partir un rêve brisé. Ce fut un choix réfléchi, difficile mais intelligent. 

Quelques mois plus tard (oui seulement), après avoir rencontré mon âme sœur, nous nous lancions dans notre rêve communs : fonder une grande famille. 

Ma première fille dont je suis tombée amoureuse. Amoureuse de cet instant magique : la rencontre. Amoureuse de son regard qui m'a transpercé. Je devenais maman. Complètement gaga, j'ai senti l'amour m'envahir fortement. Trop. Beaucoup trop. 

Alors ma deuxième fille est venue m'apaiser pour que je puisse aimer normalement. Partager ce qui était trop. Leur donner à chacune. 

Mais j'ai eu tellement peur pour ma deuxième. Et 12 ans après, je continue d'avoir peur. C'est ancré. Peur qu'elle ne vive pas, peur qu'elle se détache comme l'autre bébé, peur de la perdre. Je ne savais pas que l'on pouvait autant avoir peur. Sa personnalité en est déstabilisante. Depuis petite, elle brave les dangers, s'enfuit, ne sait qui elle est. Je cours après elle tout en la laissant libre. J'ai très souvent l'impression de mal faire. D'être à côté. Je suis beaucoup dans l'observation et j'attends de voir son envol.

Les années ont passé. L'envie d'agrandir la famille dans un coin de ma tête mais aussi dans mon ventre. Devoir encore faire partir. Un œuf vide. Un œuf clair. Anodin pour les médecins. Seule sur les toilettes. Petite poche vide. 

A côté, deux princesses qui grandissent et dont j'étais en admiration.

Enfin. Ma troisième fille. Petit désagrément de grossesse qui nous rappelle que tout n'est pas merveilleux. Peur de la voir arriver vite et pourtant finir par l'attendre. L'attendre encore. Puis encore. Laisser les heures m'épuisaient avant de pouvoir la tenir dans mes bras. Avoir eu la peur de notre vie avec mon mari. Croire que nous allions y passer. La garder contre moi un mois. Un mois à ne pas vouloir la lâcher. Un mois entier.

Les années ont passé. Notre famille semblait au complet. Je me suis un peu perdue dans mon rôle de mère. Je me sentais différente des autres mamans. Je voulais une place. Comme les autres. J'ai commencé à râler, à m'en plaindre, à dire que trois c'était du boulot. Juste pour être comme les autres. Marre de se sentir à l'écart. Oui, vivement qu'ils retournent à l'école. Je veux souffler. Oui, je pense à moi, non je ne m'oublie pas.

Puis une envie soudaine. Agrandir la famille, une dernière fois. Bousculer mes idées de faire les enfants avant 30 ans. Se lancer la peur au ventre. Comme si c'était la première.

Le noir. La douleur. Les pleures. La peur. Au revoir petit cœur.

Les mois ont passé. Nous n'étions pas vraiment là. Nous essayions de faire semblant. Pour les gens.

Puis le soleil. Un premier rayon qui effleure avant la grande lumière. Apprendre qu'il est là. Ce dernier bébé. Un petit garçon qui nous a perturbé dans notre famille de filles. 

Son arrivé dans l'angoisse d'un accouchement seul. Les masques, les écoles et les magasins fermés, la vie dans un silence pour accueillir notre petit. Prendre soin de lui. De nous. Essayer de trouver sa place.

Les mois ont passé. Je me suis vue. Maman débordée de quatre enfants, ne laissant la place qu'au ménage, aux devoirs et à la cuisine. Je n'ai pas aimé. Je me suis cherchée. A quel moment me suis-je perdue ? A quel moment j'ai décidé que je devais être comme tout le monde ? Merde.

Alors depuis quelques temps, je prends soin de moi. Je médite. (voir article précédent) et dans mes objectifs je note le nom de mes enfants. ça paraît stupide. Mais petit à petit, j'ai remis de l'importance d'être leur maman. Pas une femme qui gère une maison, pas une maîtresse et encore moins une femme de ménage. J'essaie d'enlever tout ce qui doit correspondre à la société. J'essaie de laisser le bazar, d'accepter la créativité débordante, le linge sale qui arrive une fois tous les 36, la tenue destroy et les looks bimbo, les devoirs bâclés et les mauvaises notes, les peurs démesurés et les cris stridents, … J'essaie d'être là. Là. Maintenant. Car aujourd'hui est important. Peu importe hier et encore moins demain. Je veux que chaque jour, je sois leur maman.

Je ne m'oublie pas pour autant. Je n'ai pas besoin de me justifier mais s'il le fallait : oui je prends du temps pour moi. Aquagym et atelier d'art. Je n'ai pas besoin de beaucoup plus. Je sors avec mon mari régulièrement ce qui nous permet de rester souder et nous aimer encore plus malgré les années qui passent. Je prends aussi du temps tout bête comme regarder un bon film ou une série, rire devant des humoristes, lire et encore lire, dessiner et créer, danser et chanter. Les petits bonheurs simples et efficaces.

Mais surtout, je veux être leur maman. Celle qui me correspond. Celle qui est heureuse quand c'est le week-end et les vacances scolaires. Celle qui est triste quand ils ne sont pas là. Celle qui les admire, les aime et les chouchoutes de petites attentions. Celle qui rit et les embrasse tendrement. Celle qui les écoute et les réconforte. Celle qui leur montre la beauté du monde. 

Est-ce facile ? 

Bien plus qu'on ne le croit.

Bonne fête à toutes les mamans et à la mienne en particulier qui ne passera certainement pas par ici mais qui est pour moi une maman qui oublie souvent à quel point je l'aime. Une maman douce et à l'écoute, qui ne m'a jamais laissé tomber et qui m'a montré un sacré paquet de choses dans la vie ! Je t'aime mamounette.

mardi 17 mai 2022

Miracle Morning : mon expérience

Je vous retrouve comme promis pour un retour d'expérience sur la Miracle Morning. Pour commencer, je vais vous expliquer en quoi ça consiste, pourquoi je me suis lancée puis mon rituel et mon avis sur les différentes étapes de ce moment.


Qu'est-ce que la Miracle Morning ?

C'est une méthode de développement personnel créé par Hal Erold (il a sorti un livre en 2012). L'idée est de prendre du temps pour soi au réveil pour une vie plus épanouissante.

Levez-vous 1 heure plus tôt. Durant cette heure, vous allez découper votre temps en 6. Soit 10 minutes par étapes. Voici les différentes étapes (en résumé) :
  1. Médiation, respiration, relaxation
  2. Gratitude, remerciement 
  3. Objectifs, envies
  4. Yoga, pilates, jogging
  5. Lire
  6. Ecrire

Le conseil pour commencer est d'abord de se sentir prête puis de se lancer avec les 6 étapes pendant environ 1 mois. Ensuite, vous pourrez affiner vos besoins et vos préférences. 

Soyez indulgent envers vous même. Cette méthode est fait pour vous sentir bien, si des choses ne collent pas avec vous-même, ne les faîtes pas. Ne vous mettez pas non plus la pression pour réaliser cette Miracle Morning. L'idée est vraiment d'avoir une base de développement personnel qui colle à votre personnalité.

Astuce : n'hésitez pas à créer un endroit dédié à ce moment. Avoir les choses à portée de main et savoir où s'installer, vous motivera et facilitera la mise en place.

Pourquoi je me suis lancée ?

D'une part, je ne pense pas avoir une bonne explication. Disons que je parlais souvent d'un besoin de méditation pour gérer mes émotions (hypersensible tout ça) et je reculais toujours, ne trouvais pas le temps. Puis un événement familiale m'a perturbé et je n'arrivais pas à réfléchir, à poser mes ressentis, à savoir quoi faire. J'étais donc là un peu perdu quand je suis tombée vraiment par hasard sur cette idée de Miracle Morning. (je ne me rappelle plus quel article ou vidéo j'ai vu à ce sujet). Je me suis renseignée et je me suis lancée deux jours après. 

Ma Miracle Morning en détails

Dans les premiers instants, j'ai choisi un carnet vierge dans lequel j'ai inscrit les étapes de la méthode (un pense-bête et gros résumé de mes lectures sur le net).


Je me suis créée un petit tableau pour pouvoir cocher chaque jour les étapes que je validerai.


Puis j'ai créé mon petit coin. Un panier dans lequel je laisse mon carnet, un stylo, un livre, une tenue de sport et à côté mon tapis.



J'ai établi mon programme comme suit :
  1. MEDITATION au début j'ai mis des vidéos sur Youtube de méditation guidée mais au bout de quinze jours, j'ai opté pour une simple musique douce et je laisse mon esprit vagabonder. Je travaille ma respiration en début et en fin de séance, ça m'aide à relâcher les tensions.
  2. GRATITUDE cette phase est très intéressante alors que j'ai souvent du mal. Si j'ai commencé par être reconnaissante des choses habituelles les premiers jours, j'ai eu peur de tourner en rond rapidement. Au final, je trouve des choses nouvelles tous les jours (et depuis 22 jours !) Je suis impressionnée et ça me permet de ne pas oublier un tas de choses pour lesquels je suis reconnaissante et même chanceuse.
  3. OBJECTIF on est censé imaginer ses rêves, ses envies. Je n'en suis pas encore dans cette étape mais ça viendra. Pour l'instant je me focalise sur de petits objectifs chaque jour. Je me force à ne garder que 3 choses à faire dans ma journée. ça m'évite le stress et les tensions. Bien entendu, j'en fais toujours bien plus mais le principal est de réaliser les 3 objectifs, si un événement intervient et que je ne peux plus rien faire d'autre, aucun souci.
  4. SPORT je me suis téléchargée une application avec des exercices de sport. Environ 10 minutes tous les jours et pour l'ex-non-sportive que je suis, c'est un miracle d'avoir envie d'en faire depuis autant de jours.
  5. LIRE je me suis choisie un roman. Vu que je suis assez longue pour ce genre de lecture en ce moment, je trouve agréable qu'un roman m'accompagne chaque matin (surtout après le sport, ça permet de récupérer tranquillement). On est censé choisir des lectures sur le développement personnel mais je n'en ai pas sous la main et je n'ai vraiment pas envie en ce moment. Alors je continue avec ce roman qui, au passage, est très chouette ! (pas encore fini)
  6. ECRIRE c'est quelque chose que je voulais depuis un moment aussi. Je voulais prendre le temps d'écrire personnellement. Chéri ou Craquinette m'ont déjà vu écrire le matin et quand ils voient le nombre de pages que j'ai noirci, ils se demandent bien comment je fais. Je leur ai expliqué que peu importe ce que j'écris, c'est même bien souvent des banalités, l'idée est de garder cet exercice et d'avoir à portée de main un outil pour libérer son esprit.

Mon avis sur l'ensemble

Après 22 jours (j'ai fait une coupure de 4 jours lorsque j'étais coincée du dos), je dois avouer que je fais à ma sauce maintenant. Je prends environ 30 minutes tous les matins (je suis encore trop décalée pour pouvoir me lever 1h plus tôt et 30 minutes me convient mieux). Je fais 5 minutes de méditation. Musique douce et respiration. ça me permet de tester mon état d'esprit et de l'apaiser s'il commence sur les chapeaux de roue. Gratitude et objectif en 5 minutes. Même si c'est court, ça m'aide beaucoup. La gratitude parce que j'aime trouver de nouvelles choses à remercier et ça m'amène de la joie de ressentir ces choses positives qui m'entourent. Les objectifs m'apaisent pour ne pas écrire une to do list qui frôle la folie. Il faudra que j'en parle mais ça m'aide beaucoup dans mon rôle de maman. Le sport je suis restée sur 10 minutes et quand on me connaît, ça relève vraiment du miracle. J'ai conscience que 10 minutes ce n'est pas grand chose mais pour moi c'est énorme et surtout c'est chaque jour. Je me dis que je prends soin de mon corps et je m'en félicite. La lecture m'apaise après l'effort et j'aime retrouver mes personnages pour seulement quelques minutes. C'est d'ailleurs la partie qui varie le plus. J'essaie de rester sur 5 minutes mais si je vois que je peux grapiller, je finis au moins mon chapitre. Puis l'écriture, en ce moment je suis sur 5 minutes mais j'aimerais repasser à 10 et réaliser de vrai exercice d'écriture. Ce sera à voir dans les jours à venir.

Je suis très heureuse de ma Miracle Morning, elle me correspond, me fait du bien et me permet de me recentrer. J'ai l'impression de mieux gérer mes émotions et d'accepter plus facilement celles qui me gênent. La grosse satisfaction, chaque jour, c'est que lorsque je finis mes exercices, je file sous la douche puis au petit déjeuner. J'emmène Craquinette à l'école et quand je rentre, je me dis qu'il est seulement 8h30 et j'ai la sensation d'avoir fait beaucoup : méditer, réfléchir, sport, lire, écrire. C'est chouette de pouvoir avoir tout ce temps pour moi. Puis il ne me reste plus qu'à valider mes 3 objectifs du jour et la vie continue ! 

J'espère que cet article vous plaira 💗

dimanche 27 mars 2022

La dyslexie de ma fille [Et si on parlait...]

Aujourd'hui, petit retour sur ma Poucinette. Je vous ai parlé d'elle à plusieurs reprises car sa scolarité est chaotique et son fonctionnement diffère de la "normale". 

La dernière fois, je vous parlais de ses troubles du raisonnement avec une colère palpable (article ici). Je me suis relue et je ressens encore ma fatigue nerveuse sur ce sujet. Mais, après 2 ans, je me disais que ce serait bien de remettre des mots sur la situation et de parler des différentes étapes de son dossier.

En septembre 2020, nous étions dans l'attente d'une journée à l'hôpital se déroulant en novembre. Mon mari s'est rendu disponible et a pu passer la journée avec notre fille. Ce qui me convenait pour plusieurs raisons. Je restais avec bébé qui était encore si petit et surtout mes émotions ne prendraient pas le dessus. De plus j'interprète parfois à ma sauce, je me disais que là au moins ce serait plus clair aussi pour lui.

Poucinette a passé la journée avec une orthophoniste, un ergothérapeute et un enseignant spécialisé. Ils ont posé des questions et lui ont fait faire des exercices pour établir un premier bilan. Ils ont fait un premier rapport au médecin qui la suit et voici leur premier retour.

Poucinette a des résultats aléatoires. Difficile de poser un diagnostic. Il va falloir mettre des choses en place mais c'est compliqué de savoir ce qui sera le mieux adapté. Pour ce qui est de l'apprentissage, il n'y aura pas d'évolution possible.

En quelques mots. C'est un résultat qui nous paraît toujours commun à ce que nous avions entendu jusque là. Pour ce qui est de l'évolution, c'est un coup mais c'est aussi une réponse acceptable. 

Après ça, nous avions d'autres tests à faire mais nous avons fait une pause le temps que le vaccin contre le Covid soit accessible pour elle car elle ne voulait plus jamais refaire de test PCR. Dans le sens où l'hôpital obligeait notre enfant et non l'accompagnant à subir ce test, nous avons accepté sa demande.

Quand ce fut possible, l'équipe de l'hôpital a été top et très réactive. Nous avons pu reprendre le plus rapidement possible les bilans. Cette fois, j'ai accompagné ma fille. 

Les résultats sont toujours surprenants. On voit nettement l'irrégularité de ses résultats. Elle peut se planter sur des exercices très simple, réussir ceux qui sont plus compliqués, à nouveau rater, à nouveau réussir. Je dois quand même avouer que je rigole quand je vois la perplexité dans laquelle les professionnelles se trouvent. 

Il apparaît nettement que son cerveau est dans l'incapacité de s'améliorer, dans le domaine scolaire j'entends. Il faut trouver les moyens de compenser ses lacunes au collège. 

Je ne rentrerai pas dans les détails de ses résultats - ce serait long. 

A la suite de ça, les professionnels se sont réunis. Une demande d'AVS est à mettre en place. Si je trouve une orthophoniste pouvant faire de la compensation, ce serait bien. Et nous avons une liste des choses à mettre en place par le collège. Je peux vous dire que lorsque je vois la liste, ce n'est pas simple ! D'ailleurs, je vais relancer le collège car pour l'instant Poucinette n'a vu aucun changement lors des évaluations. 

Pour faire plus simple auprès des intervenants : l'hôpital a décidé que nous pouvons dire de Poucinette qu'elle est dyslexique et dyscalculique. Mais pour la doctoresse, il n'y a pas vraiment de mot pour décrire le cas de Poucinette.

Pour l'instant, je suis toujours en train de monter le dossier MDPH pour obtenir une AVS pour ma fille. Mais pour le reste, je la laisse tranquille. ça fait 2 ans où, à part les deux journées à l'hôpital, elle n'a eu aucun rendez-vous extérieur. On me demande encore de prendre rendez-vous avec des psychomotriciennes ou des ergothérapeutes mais je le sens, il faut la laisser. Elle a déjà bien à faire avec le collège et l'adolescence aussi il faut le dire. Et aujourd'hui, j'ai demandé les trois bonheurs de chacun. Son dernier est arrivé comme un cadeau : je me sens mieux et je m'accepte aujourd'hui. 

Je reviendrais plus tard sur les changements qu'elle vit ou sur ses questionnements mais je retiens son bonheur ! 

A voir pour la suite…

mardi 22 février 2022

La vie de famille et ses difficultés [Et si on parlait...]

Aujourd'hui, je voulais vous faire part de notre rôle de parents et de la difficulté à gérer le quotidien. Vaste sujet !

Nous avons beau être des parents impliqués dans l'éducation de nos enfants, on est loin de réussir chaque jour. Si je vous parle de ça, c'est que j'ai eu plusieurs personnes qui se disaient surprise de nous savoir en difficulté. Pas que je le cache, loin de là mais plutôt pas besoin d'en parler. 

Alors je précise tout de même que ce sont mes ressentis de maman stressée et que chacun voit les choses différemment. Il reste néanmoins intéressant d'échanger à ce sujet.

👀👀👀

Quelles sont nos difficultés ?

Les écrans en priorité. Ah, ça ! On ne fait pas dans l'originalité. Comme beaucoup, on voit notre enfant greffé à son téléphone à longueur de temps. Faut-il pour autant s'inquiéter ou en faire une montagne ? Certainement pas mais quand tu calcules le nombre d'heures passées dessus, c'est parfois vertigineux et inacceptable en mon sens. 

On part du principe que ceux sont leur téléphone donc elles peuvent l'avoir tout le temps, la seule règle est de le déposer le soir avant d'aller coucher. Sauf qu'on a commencé à leur dire de le garder quand on sort en amoureux, à accepter qu'elles le gardent quand c'est le week-end, puis les vacances… Bref, le soir a vite été oublié. Alors on le remet en place puis on oublie et on recommence, ainsi de suite. Que c'est dur de penser à tout !

Alors c'est reparti pour un tour, on redemande à 21h que tous les écrans soient descendu. Il va falloir tenir et y penser chaque soir ! Oui, car il faut être honnête, ils ne le descendent jamais d'eux même… faut pas déconner !

👀👀👀

Autre difficulté ?

L'aide à la maison. Si les écrans concernaient exclusivement les ados, le rangement et l'aide dans la maison concerne tout le monde. Avant quand on demandait un coup de main, elles ne disaient rien et sans rechigner exécuter ce qu'on souhaitait. 

Mais depuis l'arrivée de Chipounet, il y a bientôt 2 ans, on a laissé couler. On savait que leur vie allait être chamboulée avec l'arrivée d'un bébé et, je pense qu'en voulant les chouchouter, on a oublié de donner des choses à faire. Il est donc naturel que 2 ans après, quand on demande ça râle, ça boude, ça embête…

On estime que la gratitude est une excellente chose (on a d'ailleurs un livre à compléter sur ce sujet, article ici) et il est important d'être reconnaissant de la vie que nous avons. Hors de voir les enfants allongés avec le téléphone et râlant au moindre service demandé, on a senti que quelque chose clochait.

Nous avons donc décidé qu'il fallait que ce soit donnant donnant. On garde notre idée de les gâter, de leur proposer de chouettes choses, d'être à leur écoute et de répondre à leur besoin SI elles font preuve de reconnaissance et qu'elles participent activement à la vie de famille.

👀👀👀

Autre chose ?

Je pourrais parler de la scolarité, des choix vestimentaires, du bazar extraordinaire, du brossage de dents souvent oublié, du coiffage de cheveux en option chez certaines… Mais on va en rester là pour aujourd'hui !

❤❤❤

En écrivant cet article, je me suis vraiment rendue compte que c'est à l'arrivée de bébé que notre quotidien s'est laissé peu à peu aller. Ce qui est normal en soit mais pas autant de temps. Il arrivait parfois qu'on recadre bien notre petite vie mais très vite, on perdait courage et la fatigue, voir la flemme, s'imposait à nous. 

Depuis quelques jours, nous avons posé les choses à plat en famille. Tout le monde a pu dire ce qu'il avait sur le cœur et les attentes de chacun ont été entendu. 

A voir si cela va fonctionner. Seul l'avenir nous le dira… affaire à suivre donc.


mardi 25 janvier 2022

Maman hypersensible, bébé en colère [et si on parlait...]

Aujourd'hui, j'avais envie (mais avec une grosse part d'hésitation) de vous partager un de mes moments de vie qui fut bien difficile dans mon rôle de mère. C'était il y a bientôt 2 mois. C'est fou car j'ai l'impression que ça fait déjà une éternité, en vrai j'aurais dit au moins 4 ou 5 mois mais non, je l'ai écrit il y a 2 mois environ. 

Pourquoi je ne l'ai pas publié avant ? Par peur évidemment et pas envie qu'on me demande comment je vais. Sauf que bizarrement après l'avoir écrit, tout s'est arrangé, petit à petit et je me suis dit que c'était ridicule de le publier. En le relisant de temps en temps, je me disais que j'avais été bête de craquer comme cela, d'être autant à bout. Puis le temps passant encore, ayant garder cette trace, je me suis dit que ce ne serait peut être pas si bête de pouvoir le relire et le partager peut aussi montrer aux jeunes mamans qu'avoir un petit bout n'était pas toujours facile mais que cela fini par s'arranger inévitablement. 

💙💙💙

Comme toujours, écrire est un exutoire. Je suis tellement émotive en ce moment que j'en ai besoin. Pour celle que ça surprendrait, je rappelle que la plupart du temps, c'est le positif qui ressort sur les réseaux, ce qui est normal. On préfère laisser ce genre de trace que celle de nos déboires. Mais ce soir, je n'ai pas envie de positiver, pas envie de dire que tout va bien et que je m'épanouie dans mon rôle de mère. Soyons honnête, j'espère aussi, en écrivant, voir le bout du tunnel, que les choses s'améliorent et je voudrais presque avoir honte de ce que je m'apprête à écrire

Mon Chipounet a bientôt 20 mois et cela fait des semaines que je suis à bout. Il doit être en train de comprendre le "non" et la frustration qui va avec et clairement : il déteste. J'ai le droit à des hurlements primaires (digne d'un film d'horreur), à de grosses colères et de la violence : je tape, je griffe, je mords… Vu comme ça, je tiens à préciser que Chipounet est bien un bébé. 

Je n'ai jamais connu ça avec mes filles et pour un petit quatrième, plusieurs choses : je n'étais pas prête, je suis surprise, je manque de patience.

Il faut dire que j'ai beaucoup de mal à supporter le bruit. Quand je dis ça, ce n'est pas seulement un bruit fort, c'est tous les bruits. Je ne sais pas d'où ça vient mais je ne supporte pas quand les bruits se superposent. Si on participe à un repas et qu'il y a de la musique, c'est une catastrophe pour moi. Je dois me concentrer plus que d'habitude pour suivre une conversation et je dois avouer que parfois je réponds au pif, n'ayant pas envie de faire répéter ou hurler mon interlocuteur. Ce genre de journée arrive rarement et tant mieux car je finis épuisée. J'entends les moindres bruits et ils peuvent m'empêcher d'entendre d'autres bruits, c'est assez étrange. J'ai fait des tests, j'ai une encoche dans mon conduit auditif mais c'est tout. Ce qui signifie que j'entends très bien mais pas quand il y a plusieurs bruits. 

Je fatigue très vite pour plusieurs raisons. Le bruit en fait partie mais aussi la surcharge émotionnelle. Si je ressens plusieurs choses, ça peut vite devenir une catastrophe. De plus, si je suis occupée et que mon esprit est à cette occupation, si un élément vient m'embêter de façon négative, je peux carrément exploser. Un vrai volcan en éruption. Après bien entendu, je culpabilise beaucoup, pleure souvent et j'agace. Ma Poucinette me l'a déjà dit, la pauvre en a déjà eu marre de moi. Mais comment accepter que sa mère soit ainsi si je ne me l'explique, ni ne l'accepte moi-même.

Alors oui, j'écris à chaud. Voilà une semaine que je pleure tous les jours à cause d'un petit bout de chou que j'aime pourtant éperdument mais qui me fait sortir de mes gonds. On me dit que ça va passer, ou pas. On me dit qu'il faut du temps. Mais quand le temps file doucement et que chaque journée je perds pied. On me dit que ce sera pire à l'adolescence, vivant avec ma 13 et ma 12 ans, ce n'est que le début mais je m'imagine mal me transformer en volcan. Me fâcher, être déçu, être en colère oui mais en ébullition et exploser, non. J'espère pas !

Alors oui, à côté, il y a des moments de grâce. De pure bonheur où je me sens tellement bien mais là j'ai besoin de croire que les cris vont s'arrêter ! 

J'écris un mardi. Il me reste mercredi, jeudi et vendredi à vivre. J'ai beau positiver, c'est très dure. On m'a proposé de mettre mon enfant en crèche ou de le faire garder. Pour le faire garder, il y a son papa qui s'en occupe et prend du temps pour que je puisse souffler. Les grandes le gardent pour que l'on puisse sortir en amoureux. Le mettre en crèche, même si l'idée n'est pas mauvaise, je ne la prend pas comme une solution. Pour moi, ce n'est pas LA solution. Malgré tout ça, j'ai besoin d'être près de mon enfant pour apprendre à le connaître et si cela fait partie de son caractère : à l'accepter tel qu'il est.

Attendons voir …

💙💙💙

Alors oui, à peine j'avais écrit ces mots que mon petit chéri s'est calmé. Je m'en suis très vite rendue compte. Est-ce parce que j'avais évacué ma propre fatigue / colère en écrivant ? N'ayant pas d'autres solutions que la patience, me suis-je détendue ? En tout cas, c'est vraiment à partir de ce jour, après des semaines épuisantes, que notre relation s'est grandement améliorée. Depuis rare sont les fois où il m'épuise. ça arrive encore surtout quand il y a de grands trajets en voiture ou quand il souhaite quelque chose et qu'il répète le même mot des milliers de fois mais ce ne sont que de courts instants alors qu'à la période où j'ai écrit c'était à longueur de journée. Là, je suis émerveillée par le petit garçon qu'il devient et je suis fière de sa personnalité.

Je finirai simplement en envoyant du courage 

à tous les parents 

qui passent leur journée 

avec leur enfant 

et qui se battent 

pour donner 

le meilleur d'eux mêmes !

💙