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vendredi 11 mai 2018

L'Abécédaire participatif : M comme Mathilde

On se retrouve pour le rendez-vous de Coralie



ça y est, je l'ai fait

Mais quoi ?


Mes cheveux blancs, enfin gris et blanc, ils sont là. J'ai coupé.

Pour vous, c'est tellement peu, c'est juste un coup de ciseaux chez le coiffeur, c'est juste une nana qui ne veut plus faire de couleurs. 

Et si, ce geste anodin n'en était pas un... si c'était bien plus que cela.

Je savais que ce serait ce mois-ci, je savais que quelques jours avant j'étais encore inquiète à l'idée de couper, à l'idée de me dire que ça allait être fini, complètement fini, les couleurs surtout mais il y avait autre chose qui résonnait en moi. 

Comment ça allait se passer ? Je veux dire, comment on se regarde dans le miroir à 30 ans (31 en vrai mais on n'est pas à ça près) avec des cheveux blancs ? Est-ce que mes cheveux seront très, très court ? Est-ce que j'allais me sentir vieillir ? Est-ce que j'allais m'accepter ?

Mais c'est tellement plus que ça... oui encore plus !!!

La coiffeuse a coupé. Imaginez pour elle, le challenge. De la longueur, des cheveux cassés d'avoir été attaché depuis 11 mois, une bi-couleur, une demande particulière... allez go ! Elle coupe et le résultat ne se fait pas attendre, on voit tout de suite la différence. Elle coupe, sèche, recoupe... Elle y met son cœur et je me regarde d'un drôle d'air, c'est moi ? C'est bien moi ?

Quelques minutes s'écoulent et elle me montre l'arrière de ma tête, je vois quelque chose dans son visage mais je ne comprends pas. Quand je me vois... de dos... c'est quelque chose. Elle a cette tête car elle sait ce que je voulais et elle sait l'importance de ce moment. Oui, c'est moi. Bordel de bonheur, tu étais si près... L'émotion est là, je suis toujours et je serai toujours hypersensible/émotive, je verse ma larme. J'en ai fini. 11 mois. 11 long mois. La coiffeuse sourit et me demande de ne pas pleurer sinon... trop tard, elle pleure aussi. Elle aime son métier pour ce genre de transformation et ce moment de partage de vie.

Je ressors et je ne pense qu'à une chose : je veux me regarder. 

Je dois aller faire une course. Je regarde mon ombre : je suis déjà contente : au revoir chignon et cheveux qui rebiquent. J'essaie de m'apercevoir dans les vitrines de magasin, le reflet dans les vitres de la voiture, ... mais on ne voit pas super bien. Je marche dans l'allée du supermarché, je sais qu'il y a un miroir mais je croise tellement de monde, je ne vais quand même pas m'arrêter pour me regarder... crotte, je n'ai pas le temps de me voir... je me pause pour un petit goûter gourmand. Je n'ai jamais fait ça mais je me prends en selfie. Moi en selfie. On aura tout vu. Mais le rendu ce n'est pas ça non plus, je sens que c'est autre chose en vrai.

Je rentrerai avec l'impatience d'arriver devant le miroir. J'y suis. Je me regarde, me tourne et me retourne. Je me parle, je grimace, je fais la belle et je ris mais je ris de ma bêtise et de me voir, je fais la folle, seule mais tellement entière. 

Bordel.

Si on m'avait dit qu'une coupe de cheveux pourrait être libérateur... 16 ans de cheveux blancs à recouvrir et me voilà partie pour de nombreuses années en paix avec moi-même. J'aime mes cheveux enfin.

C'est vraiment bête mais de l'écrire, je suis encore toute émue. Est-ce que c'est ça s'aimer ? Est-ce que je m'aimais avant ? Est-ce que j'avais plaisir à me regarder ? Est-ce qu'on peut se sentir heureuse pour des cheveux ?

Certainement.

Alors je vous présente Mathilde. Mathilde, c'est moi. J'ai 31 ans et demi, je suis émotive et sensible. J'aime mes filles et mon mari, mes animaux et ma maison. J'aime les livres et les jeux. Je suis une vraie adulte avec une âme d'enfant. Je suis libre et bien dans ma tête. Et je ne vous souhaite qu'une chose : tout le bonheur du monde ! 
(Mais entre nous, ne cherchez pas trop loin, il est souvent très, très proche de soi)

Un jour, je vous parlerai des réactions des gens... c'est quelque chose ;)


2 jours avant le coiffeur


dessus


dessous


Sortie du coiffeur, devant le supermarché
premier selfie


Pause goûter
deuxième selfie


lendemain : Chéri prend moi en photo de derrière stp !
Mais punaise j'aime cette couleur !



Pour connaître le début de l'histoire c'est ici.
Et d'ailleurs encore un grand merci pour vos mots, c'était quelque chose aussi !!! 💗💗💗

vendredi 27 avril 2018

L'abécédaire participatif : L comme Lâcher-prise

On se retrouve pour le rendez-vous de Coralie



Après mon billet léger de la semaine dernière, je me tâte à vous parler de lâcher-prise... disons qu'il faut que je zappe le poids de mon cœur et que là ça me paraît chaud...

Mais en fait c'est quoi lâcher-prise ?

D'après le site psychologies.com c'est le dernier concept à la mode, le conseil glissé avec un sourire entendu. " Lâche prise " est devenu synonyme de "calme toi" ou "sois zen". Comme si, dans notre besoin de nous déstresser, nous ne voyons plus que l'aspect reposant du "lâcher". Pourtant lâcher prise n'est pas que se relaxer. 

Du coup et en quelques mots : lâcher prise serait avant tout le fait d'arrêter de vouloir tout contrôler et de se comparer. Apprendre à identifier ce qui est bon pour soi.

Mouais... mouais...

Alors moi je veux bien tout entendre et essayer de faire aux mieux, je crois que d'ailleurs j'essaie déjà depuis longtemps...

Mais en vrai ? Hein, dîtes moi, ça marche comment ???

Comment on fait pour se lever le matin en se disant : aujourd'hui je lâche prise et je prends mon pied. Oui parce que lâcher prise sur une journée ça peut le faire mais si tu te couches le soir en te disant : bingo ! Demain j'ai gagné une double journée... je ne suis pas sûr de l'efficacité.

Alors qu'il y ait mari ou pas, enfant ou pas, travail ou pas... je crois qu'on est tous/toutes dans le même bain. 

Moi, perso je me fais des journées off mais souvent ça annonce une période de gros bazar et de retard. Du coup je les évite. Logique jusque là. Sauf qu'à force d'être partout et au "top" sur tout on se ramasse et au final on lâche prise mais avec une envie irrésistible de ne plus jamais se laisser aller à tout gérer, qu'au final ça ne vaut pas le coup et puis il faut se poser. On se répète là non ? Ben oui c'est une boucle ce truc et c'est insupportable.

J'ai les périodes : mince le linge à descendre j'ai encore oublié ! Les devoirs des enfants fait le dimanche à la place du vendredi soir. Le chien qui n'a que sa balade du soir. Le lave-vaisselle pas vidé. Le bureau sous les piles de papiers. Le visage pas maquillé. Les moments avec les enfants zappés.

Puis il y a l'autre. Cette joyeuse période où le linge est plié dans les armoires, les devoirs fait et plus à faire pour le reste du week-end, la jolie balade à sentir le vent sur son visage maquillé avec au bout de la laisse le chien qui se dit que la vie est chouette et le petit goûter qui se fera au parc avec les enfants puisque le lave-vaisselle est vidé.

Ah ça, je les aime ces périodes... mais le truc c'est que ça ne dure pas. 

J'étais au top pour ces vacances de printemps... du lundi au jeudi j'étais the best. Et vendredi est arrivé. Fin de semaine, jambe en compote, article pas prêt (il est déjà 21h04) et une journée loin d'être au top malgré ce beau soleil et les instants lectures. 

Et tu connais ce truc au fond de toi qui est prêt à s'en prendre aux premiers venus ? Genre tout est de la faute à lui ou lui ou lui... 

Demain, je ferais un bain. Je lirai un bouquin et on verra bien.

Mais dîtes-moi que je ne suis pas seule...


mardi 17 avril 2018

L'abécédaire participatif : K comme Kiff

On se retrouve pour le rendez-vous de Coralie


Un billet léger et qui me plaît beaucoup aujourd'hui : K comme Kiff.

Je vous emmène dans mon bureau, une pièce au bout de la maison où je me sens libre, où j'entasse les choses que j'aime, la seule pièce où j'accepte que ce soit remplie, la pièce à moi, mon coin, mon espace, mon havre de paix, ... 

J'y mets tout ce que j'aime et je m'y autorise mes délires, mes collections de n'importe quoi et mes boîtes fourre-tout... 

Pour l'instant ici ce n'est pas chez nous, nous sommes en transition mais j'espère avoir le même genre de pièce dans ma future maison et j'y pousserai encore plus mes petits grains de folie. Un peu comme un cabinet de curiosité... pour l'instant c'est encore "simple" mais je sens que ça avance dans mon sens et que cette pièce devient inspirante, apaisante, ressourcante... 

Je vous dévoile une grande partie de mes "délires" et je serais ravie de découvrir les vôtres ;)



*  Mes livres  *

Une grande place dans ma vie
ici que des coups de cœur 


*  Mes carnets  *

Les vides et les tout-neuf
ils attendent leur tour...


*  Mes carnets de l'année  *

Ceux qui me servent quasiment tous les jours
Il y a celui pour les bonheurs, le blog, le Bullet, l'agenda, le carnet à croquis...


* Mes pots à crayons  *

J'essaie de me calmer pour eux et de ne plus en acheter
mais ils sont tellement beaux


*  Mes marque-pages  *

Que je choisie de plus en plus en fonction de mes humeurs


* Mon masking tape  *

Toujours à portée de main
j'en mets partout


* Mes pochettes créatives  *

J'adore en piocher de temps en temps
il y en a pour tous les goûts


*  Mes badges  *

Enfermés dans une boîte mais regardés souvent
j'ai dû mal à en trouver des sympas


* Mes aimants  *

Il n'y a plus que cela ici, les autres voyagent dans la maison


*  Mon papier à lettres  *

D'ailleurs je n'ai pas pensé à montrer les boîtes avec les cartes postales
j'aime bien en avoir plein de différents sous la main


*  Mes stickers  *

Bien trop dur de vous montrer mais ce tiroir en est rempli
de toutes sortes, de toutes formes...




* Mes boîtes / valises  *

Il y en a un peu partout, j'adore aussi
elles sont toutes remplies de figurines, petits personnages, jouets...
vous pensez bien que mes filles les vident très souvent


*  Le tot bag *

Celui du moment
j'essaie de n'en mettre qu'un / les autres sont rangés dans le cellier



* Mon délire *

Depuis le début de l'année, je m'amuse à remplir cette valise de pochettes surprises
et quand elle déborde, on l'ouvre en famille ^^

Vous savez tout
...

Enfin presque, parce que c'est vrai que je m'étale parfois...
mes gourmandises dans la cuisine
mes DVD et mon coloriage dans le salon
mes jeux de société à l'étage
mes cadeaux de côté dans le cellier
...

vendredi 30 mars 2018

L'abécédaire participatif : J comme Juju

On se retrouve pour le rendez-vous de Coralie


J'aurais dû choisir la lettre C pour vous parler de Craquinette mais j'avais été occupé par mes cheveux ^^ ... la lettre J me donnait du fil à retordre quand j'ai pensé à ma Juju.

Parler d'elle pour dire qu'elle a 4 ans, qu'elle a son petit caractère, qu'elle est adorable et tellement attachante serait chose facile et presque "classique"...

Mais ma Juju c'est avant tout une grande histoire d'amour, quelque chose d'indéfinissable et de si particulier.

Elle était en moi et je voulais profiter à fond de cette grossesse, j'ai cru en elle dès le début... enfin je crois... Elle était pressée, il fallait se reposer, attention madame... j'ai tellement fait attention que j'ai cru qu'elle ne sortirai jamais... 

On envisageait le déclenchement quand les contractions se sont fait sentir... Arrivée à la maternité, on m'a transporté d'urgence... oui, étant le troisième bébé, c'était sûr, elle allait arrivée vite... 6 heures après j'étais toujours là et elle, non.

Pour mes deux premiers accouchements, dans l'ensemble, tout s'est bien passé et j'avais pris quelques liberté quand à la position dans lesquels je me sentais bien...

Là, pas de liberté, j'étais épuisée et honnêtement je commençais à me demander ce qui se passait... dans le but, certainement, de ne pas me paniquer, on ne m'a rien dit. On me laissait pousser comme une forcené en me disant que c'était bien mais je ne sentais pas bébé descendre.

J'étais là, épuisée, usée, n'écoutant plus rien... j'avais été perfusé et les infirmières s'y sont repris tant de fois - foutu veine... 

Je me souviens que l'on m'a demandé si j'étais sûr de ne pas vouloir de péridurale et la bêta que je suis à insister pour faire la warrior... c'est juste que pour ma deuxième, je n'ai pas eu le choix et c'était tellement magique, alors j'ai cru que ce serait pareil - NON, un accouchement est unique, je confirme.

Quand j'ai vu mon gynécologue rentré dans la pièce ainsi que des assistants, que la pièce était remplie de monde, que je perdais espoir, que je n'étais même plus l'ombre de moi-même... je m'en suis remise à lui mais ne comprenant pas sa présence. 

Quand j'ai entendu qu'il y avait une "bosse" et que bébé cognait sa tête dedans, j'ai eu l'impression de ne plus rien comprendre... il fallait pousser la bosse... bizarre... le gynécologue s'en est occupé et j'ai eu mal mais on n'était plus à ça après.

Tout s'est enchaîné et tout est devenu étrange... je sens cette femme me grimpait sur le ventre, je sens une autre femme me tenir le bras, je sens le médecin tirer, j'entends beaucoup de voix... est-ce que je tiens la main de mon mari à ce moment là ? Aucune idée... j'entends que le cordon se coince, j'entends que l'on s'agite et je pense que tout sera bientôt fini et que je ne serais plus là... c'est étrange mais j'ai eu cette sensation que l'on n'y arriverait pas, ni elle, ni moi... 

Quelques minutes plus tard, on emmène mon bébé, le papa court près d'elle, il me parle mais je n'entends pas... je dois faire sortir le placenta, une partie en sort seulement, il faut continuer, ... la souffrance est insupportable, je n'en peux plus... il faut recoudre, je suis abîmée, ... même lui me torture et il me dit que ça ne fait pas mal... il a de la chance que j'ai les jambes en l'air et que je n'ai plus de force...

Quelques instants après, ELLE est sur moi, son corps chaud, sa peau douce, ses petits bruits... je ne la vois pas, elle est nichée dans le creux de mon coup. Je suis heureuse.

Mon mari a pris une photo de son visage à ce moment là, j'ai encore du mal à la regarder. Il me disait qu'elle était belle... comment a-t-il fait pour la voir à travers ses bosses et ses marques ? Il avait raison, elle est tellement belle.

Son visage s'est vite amélioré. J'ai pu la regarder, l'observer, la découvrir... on l'a mis dans un couffin près de moi mais je n'arrivais pas à bouger... la sage femme est venue en pleine nuit, on a calé mon lit contre un meuble et j'ai pu avoir mon bébé avec moi, toujours. Collé l'une à l'autre. 

Nous sommes restées 1 mois, comme ça. 30 jours. J'ai eu quelques complications après l'accouchement et je crois que mon choc émotionnel en a rajouté aussi, on a eu besoin de ce cocon supplémentaire.

4 ans... c'était il y a 4 ans et c'est la première fois que je l'écris noir sur blanc... bordel... j'avais jamais accepté... j'ai tellement eu peur... 

Merci pour celles qui me liront, désolé du pavé... 💗💗💗

*je n'ai jamais montré cette photo à qui que ce soit
si vous la trouvez choquante, je la supprimerai sans souci

vendredi 16 mars 2018

L'Abécédaire participatif : I comme Improviste

On se retrouve pour le rendez-vous de Coralie


Je devais publier ce matin et j'étais partie sur l'idée de l'inspiration dans la vie de tous les jours et cette semaine a été bousculé par une drôle d'aventure...

Ce sera donc le mot : improviste qui sera parfait pour ce rendez-vous.

Mercredi le soleil était au rendez-vous, comme un fait exprès le moral et la motivation étaient de mise. Je propose à mes filles une virée en ville. Au programme : ludothèque (une première pour nous ici), un arrêt Mie Câline pour leurs cookies tueries et LE panini choco de ma grande, pique-nique au parc près du port qui me nargue depuis un moment (on dirait qu'il est sur une île, je ne voyais pas comment l'atteindre).

Le programme se déroule à merveilles et nous arrivons au parc vers 16h15, timing parfait pour un goûter avec le soleil qui nous chauffe le dos. Nous sommes enfin à ce parc tant attendu.

Les enfants vont jouer et je suis assise sur ce banc à les regarder, j'espère pouvoir lire un peu mais elles courent partout et j'aime avoir les yeux sur elles.

Un petit blondinet joue dans les cailloux. Ses parents lui parlent et je me dis que ceux sont des étrangers, d'ailleurs ça ne ressemble pas à de l'anglais, d'où peuvent-ils bien être... passons...

Il est 17h passé et je commence à avoir envie de rentrer, Craquinette s'allonge dans les cailloux et me dit que non, elle n'a pas envie de rentrer...


Quelques minutes plus tard : retour du blondinet - tiens je pensais qu'ils étaient partis. Craquinette sympathise et commence l'échange des jouets.

Les parents s'installent près de moi et la maman engage la conversation : Do you speak english ?

Aïe. Je réponds : no. Franchement, l'élève qui est en moi avec ses 4 de moyennes en langues étrangères ne se sent pas d'attaque à reprendre ses cours.

Peu importe. Les mains, les mimes et google translate feront l'affaire.


Il est 18h30, je suis toujours là et Craquinette et Birk (le petit blondinet) ne se lâchent plus d'une semelle. Et puis moi qui ne parle pas à grand monde (en fait je parle à personne ici lol) je suis plutôt bien avec eux.

Ils sont Danois et ont tout plaqué pour 1 an, vivre au jour le jour en partant vers l'Espagne.

Allez je me lance. Il faut qu'on rentre mais ça m'embête d'en rester là : Do you want to eat at home tomorrow ?* (*voulez-vous manger à la maison demain?).

Ils acceptent avec plaisir.

L'annonce faite aux enfants et au papa, nous voilà à réfléchir pour les recevoir au mieux.

Ils arriveront jeudi à 19h15 et nous leur diront au revoir le lendemain matin à 10h30.

Une soirée et une matinée à échanger - comme on peut - je me suis pas mal débrouillée je trouve (je serais peut être passé à 5 de moyenne ^^) Découvrir leur façon de vivre, leur choix, leur tradition, leur idée et échanger avec les nôtres.



Birk et Craquinette ont été inséparable. La Française et le Danois qui se comprennent presque à la perfection alors que le langage n'est pas le même. Ils se sont fait des cadeaux, se sont tenus la main, ont voulu être ensemble... Je n'ai jamais vu autant de tristesse de la part de ma fille qu'à chaque fois qu'elle a dû être séparé de Birk, même un instant. Elle n'avait plus que ce prénom à la bouche, plus rien ne compter, c'est LUI. Une amitié comme celle-ci marque, c'est tellement étrange et beau à la fois.

Elle voulait qu'il dorme près d'elle hier soir mais je lui ai expliqué que ce n'était pas possible. Un énorme chagrin l'a envahit, elle savait que je ne pouvais rien y faire mais sa tristesse était trop grande pour se calmer. Avec Mistinguette, nous avons inventé une grande histoire avec plusieurs personnages, ça lui a changé les idées et je pensais pouvoir la coucher enfin. La maman est arrivée en tenant Birk endormi dans ses bras, elle l'a couché près de Craquinette en expliquant que c'était juste le temps de finir le café. Craquinette me regarde et me tire la langue d'une drôle de manière, elle recommence encore et encore. Je lui demande : "Mais que t'arrive-t-il?
- Je ne sais pas pourquoi je fais ça... je veux rire très fort, me dit-elle en chuchotant comme un secret.
- C'est peut-être parce que tu es heureuse?
- Oui, maman, c'est ça.


Mistinguette et Poucinette ont, elles aussi, profité à leur manière de cette drôle de surprise. Mistinguette était la plus réticente. Un mélange de stress et d'excitation mais le lendemain, elle m'a dit que si je voulais inviter à nouveau des étrangers : elle était d'accord. Elles se sont super bien débrouillées pour communiquer.

Je crois que tous leurs copains ont été au courant, les enseignants aussi. Craquinette a même pu présenter son nouvel ami à l'école.

Il y a eu beaucoup de choses pendant seulement quelques heures. Une main tendue et un câlin, des sourires et des rires.

Ce n'était pas prévu, c'était improbable, c'était à l'instant, c'était magique.



Petit dessin réalisé après leur départ (à coller dans mon carnet des "petits" bonheurs)

vendredi 2 mars 2018

L'Abécédaire participatif : H comme Histoire

On se retrouve pour le rendez-vous de Coralie


Le thème était imposé pour cette quinzaine mais vu la lettre, ça me convient, on aurait quasiment eu toutes la même idée je pense. 


En premier, j'ai pensé aux histoires du soir que je lis aux filles et je me suis dit que je pouvais vous parler de mon rapport à la lecture mais je crois que tout le monde a compris ma passion (si ce n'est pas le cas mon blog livre est là).


En deuxième, j'ai pensé à moi, mon histoire mais je ne voyais pas où ça allait me mener...


J'étais dans la réflexion quand nous avons pris la route pour notre week-end Picard et Chéri réglait les fréquences Radio dans la voiture, il s'est arrêté sur Nostalgie et à commencer à chanter : "Voyage ! Voyage !" (vous l'avez n'est-ce pas?) J'ai d'abord rigolé de l'entendre (non il chantait bien, c'est surtout l'énergie qu'il mettait) puis je lui ai dit que cette station me rappelait toujours mon grand-père qui a joué les taxis, pour ma cousine et moi, et qui mettait sa musique. Bien entendu en plein époque rap/hip-hop/girl-power, on souriait - un peu moqueuse - mais il répétait, sur le même ton : "ça les filles c'est de la musique ! La vraie" 

Je vous ai raconté l'histoire de Papi Bisous ici, il est temps que je vous raconte celle de Papi C. 

En dehors de la musique et des nombreux trajets piscine/cinéma/ville où il nous emmenait, il y a quelque chose qui le caractérisait : son histoire d'amour.

Combien de fois, il nous racontait la chance qu'il avait eu de croiser ma grand-mère, la chance qu'il avait eu de l'emmener au bal... 


Il avait toujours cet air fier quand il nous expliquait qu'il est arrivé en moto (je rappelle qu'une moto à cette époque là c'était la grande classe ^^), ma grand-mère était accompagné de trois autres filles et c'est elle qu'il a choisi. 

Il avait toujours son regard plein de malice et d'amusement quand il se tournait vers sa femme et Mamie râlait parfois en disant que nous l'avions déjà entendu son histoire mais au fond on ressentait qu'elle lui portait autant d'amour. 

Ils ont été pour moi un exemple d'amour, un cocon où me réfugiait, une maison sans interdit où on pouvait faire ce que l'on voulait, des partages avec ma cousine et des souvenirs à la pelle.

Aujourd'hui, j'emmène mes filles en vacances chez Papi et je crois qu'elles se créent leurs propres souvenirs <3

vendredi 16 février 2018

L'abécédaire participatif : G comme Grain de folie

On se retrouve pour le rendez-vous de Coralie


J'ai vraiment eu du mal avec cette lettre mais je trouve l'exercice fort distrayant, du coup je me suis quand même creusée les méninges... Et j'ai eu envie de vous parler du : GRAIN DE FOLIE !

Définition : un grain de folie = être un peu fou par moment

Je sais qu'on en a toutes (tous) un mais il est souvent enfermé dans une vie rangée (pour celles où ce n'est pas le cas, je vous envie carrément). De mon côté, j'ai souvent l'impression qu'il ne fait plus partie de moi. Je suis trop vite dans mon rôle de maman ou de femme d'intérieur, cette folie n'y a pas trop sa place. Mais bon sang que j'aimerais que TOUT SOIT POSSIBLE !


On en parlait avec mon mari cette semaine : si j'avais plusieurs vies et que j'enlevais mes barrières, j'aurais fait quoi ?

Voici mes petites idées, comme ça, sur l'instant : 

  1. J'aurais pris l'avion un tas de fois
  2. J'aurais dormi dans une yourte en Mongolie
  3. J'aurais aider dans la sauvegarde d'un animal en voie de disparition
  4. J'aurais œuvré pour l'humanitaire
  5. J'aurais fait l'école à la maison
  6. J'aurais rouler en van avec une tribu d'enfant
  7. J'aurais été chercher mes enfants à l'école en étant déguisé chaque jour différemment
  8. J'aurais mis une piscine gonflable dans mon salon
  9. J'aurais peint une rue entière pour que ça ressemble à Toon Ville
  10. J'aurais fait un bain de chantilly
  11. J'aurais recueilli tous les animaux possibles
  12. J'aurais créer un parc aventure dans mon jardin
  13. J'aurais parler au président
  14. J'aurais dépenser l'équivalent d'un an de salaire en une journée
  15. J'aurais fait le tour du monde en bateau (un gros avec tout le monde dedans)

Bien entendu, je ne réaliserai pas cela, il faut vraiment oser mais si un jour je raye une chose de cette liste... ce serait vraiment quelque chose !!!

Et vous, dîtes moi, si tout était possible ?


samedi 3 février 2018

L'abécédaire participatif : E comme Ecole

Dernier rattrapage pour l'abécédaire participatif 
et je serais à jour pour le rendez-vous de Coralie


Pour la lettre E, j'ai eu du mal à trouver tout de suite ce dont j'avais envie de parler. J'ai même fait un brainstorming avec ma grande en notant tous les mots sympas qui nous venaient à l'esprit. Puis ce mot : école et le prénom de ma deuxième qui commence par cette lettre, le rapprochement s'est fait et je reviens sur son apprentissage scolaire. 

Si vous me suivez, je vous en ai parlé, il y a un an également (décidément, ce n'est pas fait exprès) c'était ici


Où en sommes-nous maintenant ?

Et bien, pas grand chose n'a bougé, à part une prise en charge beaucoup plus importante. 

Elle a finit son CE1 dans sa précédente école et le maître restait confiant sur son apprentissage. "Il lui manque une certaine maturité mais elle souhaite bien faire et s'investi dans les cours, elle a également des qualités artistiques indéniables" donc ça aller s'arranger d'après lui. 

Arrivée dans la nouvelle école, j'étais ravie de découvrir une enseignante à l'image de Poucinette. Souriante, impliqué, amusante... je croisais les doigts...

Je n'ai même pas attendu la réunion de rentrée scolaire, Poucinette m'amenait un papier pour l'APC (qui est une aide aux devoirs plutôt que des activités). J'ai donc eu très vite un échange avec sa maîtresse et elle avait déjà constaté les soucis de ma fille. Elle me donnait le numéro d'une orthophoniste et ne comprenait pas que rien n'avait été décelé dans les précédents rdv (ceux fait avec son ancienne école).

Nous avons donc pris le rendez-vous et le bilan a été fait, ça nous a d'ailleurs pris énormément de temps. 


Résultat...

Je ne sais pas vraiment... Elle a des capacités et même plus avancée que certains enfants sur certaines choses mais le reste... mais le reste... c'est d'un compliqué.

Donc moi je suis là aujourd'hui : on fait des exercices, on adapte les devoirs, on essaie des choses... je suis convaincue que cela va s'arranger mais au final, je me demande pourquoi. Qu'est-ce qui se passe en elle, qui fait que ça ne fonctionne pas...? Je dois avouer que je suis souvent perdue.

Nous avons mis en place un rendez-vous avec l'équipe enseignante, l'orthophoniste et nous dans quelques jours. Nous allons posé tout à plat et j'espère, mais j'espère vraiment y voir plus clair après.

J'ai quand même une question qui me trotte dans la tête continuellement... c'est mon cœur de maman qui parle mais je me demande si l'école à la maison n'aurait pas été une solution ? Elle n'est pas mal à l'école, elle adore y aller d'ailleurs mais au niveau de l'apprentissage, ce n'est clairement pas adapté à sa personnalité. 

Je pense que cette année des choses vont changer. Peut-être même je n'aurais pu ses questionnements à la fin. J'espère...

Et vous, vous rencontrez des difficultés avec votre/vos enfants ?



Poucinette voit l'orthophoniste deux fois par semaine, 30 minutes, pour l'expression écrite et le logico-maths (je ne sais pas si ça s'écrit comme ça). Pour ce qui est des devoirs, la maîtresse m'a demandé d'abandonner quand elle n'y arrive pas.

vendredi 26 janvier 2018

L'abécédaire participatif : D comme Don

Je tenais à faire toutes les lettres de l'alphabet du rendez-vous de Coralie
Mais les fêtes de fin d'année m'ont empêché de participer
Je me rattrape ...


Pour la lettre D, une évidence encore, le mot : DON.

Et s'il y a une chose dont je suis assez fière, c'est notre participation à l'association des enfants du Mékong.

Vous le savez, je vous en ai parlé tout au début (ici et ici), c'était il y a 1 an environ. Nous étions dans les premiers mois de dons pour la petite Vietnamienne.

Grâce à l'association, nous pouvons aider cette enfant à aller à l'école et à aider sa famille.

Maintenant, je peux vous en raconter un peu plus... cela fait un an que nous échangeons. Nous recevons ses petits courriers avec la même joie à chaque fois. Il y a un petit dessin, des nouvelles, une photo... C'est agréable et nous apprenons à la connaître un petit peu plus à chaque fois.


Nous découvrons aussi une vie bien différente de la notre et ils nous arrivent d'avoir le cœur serré de lire ses mots d'enfants. Pourtant, on sent qu'elle ne se plaint pas. Elle nous raconte simplement.

Elle a raté son année mais nous promet de faire des efforts maintenant. Elle semblait si désolée... Alors qu'on était plus embêté pour elle car elle semble si heureuse avec ses amies de l'école.

Elle nous demande toujours comment nous nous sentons et si la santé ça va... à son âge... mais ils sont beaucoup plus confrontés à cela que nous en général.

Nous prenons le temps de lui répondre et j'espère que mon dernier courrier arrivera, j'ai essayé de lui glisser des petites surprises qu'on ne sent pas à travers l'enveloppe... vivement de ses nouvelles !

Les filles continuent de penser à elle et d'en parler. Encore ce soir, Poucinette a appelé une de ses poupées H. comme notre amie.

Craquinette demande si le jour de l'avion approche... il va falloir patienter encore longtemps mais ça viendra ma petite voyageuse.

Mistinguette garde une photo près d'elle le soir.

Nous avons accroché sa photo dans la nouvelle maison. Nous avons son album et ses lettres près de nous.

Nous sommes ravies de cet échange et nous espérons encore de bien belles lettres cette année. Mais surtout nous espérons que la vie sera douce, qu'elle laissera en paix cette famille et que la sécheresse sera terminée.

Douce pensée pour notre petite protégée.

Et comme toujours, si vous avez des questions, n'hésitez pas. J'ajoute une bannière sur le blog pour qu'à tout moment vous puissiez vous rendre sur leur site si le cœur vous en dit. (en haut à gauche)

Il n'y a aucune rémunération, partenariat ou quoi que ce soit en rapport avec le blog, c'est un projet personnel qui nous tient à cœur et que nous avons plaisir à partager.

Tout simplement.